Guerre en Iran : Washington étend le blocus aux routes terrestres, le pétrole en embuscade
Le Pentagone crée une task force contre le commerce terrestre iranien pendant que Vance pousse Trump à finir la guerre. Brent à 98 $, bitcoin à 75 600 $.
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Le Central Command (CENTCOM) a officialisé samedi 7 novembre la création de la Task Force Iron Gate. Cette cellule réunit une vingtaine de militaires et de civils en Floride. Sa mission consiste d’abord à repérer les armes avancées, les technologies à double usage, les matériels sanctionnés et les flux financiers. Elle doit ensuite les bloquer aux frontières terrestres iraniennes et sur la mer Caspienne. Le Trésor, le département d’État, la Justice et le renseignement y sont associés.
Pourquoi maintenant ? Une enquête de Reuters publiée le même jour chiffre à au moins 2 milliards de dollars les explosifs et les camions lourds importés par Téhéran depuis janvier 2025. L’Iran s’appuie pour cela sur un réseau d’agences militaires parallèles. Les cargaisons arrivent de Russie par la Caspienne et d’Asie centrale par la route. La Chine expédie par avion-cargo. Selon le CENTCOM, le blocus naval de l’Iran a privé Téhéran de plus de 25 milliards de dollars de ventes de brut et dérouté 144 navires à fin octobre. Mais la porte de derrière restait grande ouverte.
L’amiral Brad Cooper, patron du CENTCOM, veut empêcher l’Iran de « financer le terrorisme » et de reconstruire ses usines d’armement. Samedi après-midi, un avion américain a d’ailleurs tiré des munitions de précision sur la poupe du cargo M/V Huda. Ce navire tentait de forcer le blocus dans le golfe d’Oman.
Le Wall Street Journal a décrit samedi un président tiraillé. Le vice-président JD Vance et les alliés du Golfe lui conseillent de mettre fin à la guerre. En revanche, d’autres conseillers plaident pour de nouvelles frappes sur l’Iran . Vance a dégainé le premier. Dès le mercredi 4 novembre, il écrivait sur X que « la raison pour laquelle nous avons perdu, c’est la guerre ». Puis il a défié ceux qui estimeraient que perdre le Sénat pour six ans en valait la peine.
Trump, lui, a promis jeudi une décision « bientôt » et confirmé des « frappes mineures » sur un dispositif antiaérien. Or, selon le renseignement américain cité par Reuters, de nouveaux bombardements ne changeraient ni la position de négociation iranienne ni la solidité du régime. Et le Congrès qui bascule en janvier ne compte pas regarder passer les trains. Chuck Schumer a prévenu dès mercredi que « cette guerre doit prendre fin » en brandissant le pouvoir budgétaire du Congrès. De son côté, le représentant Ro Khanna prépare une résolution coupant les crédits de toute opération de combat en Iran, « comme nous l’avons fait pour le Vietnam ».
Sur le marché du pétrole, le réflexe a été immédiat, mais dans le sens de la baisse. Le Brent a clôturé vendredi 6 novembre à 98,32 dollars, contre 113,43 dollars une semaine plus tôt. Selon Reuters, ce recul de plus de 13 % signe sa pire semaine depuis mars 2020. Le marché parie en effet sur un accord imposé par un Congrès démocrate. Pourtant, Iron Gate ne rouvre rien. Les flux dans Ormuz tournent toujours sous 60 % de la capacité du détroit. De plus, la proposition nucléaire transmise par Téhéran via le Qatar bute sur l’exigence américaine d’un abandon complet des capacités nucléaires.
Pas encore recoupée
Seule la rédaction Journal du Coin rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- Journal du Coin8 nov., 08:58
| Éditeur Journal du Coin (niveau généraliste) | +72 |
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Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
