"Si vous augmentez le SMIC, c'est obligé de maintenir le différentiel des autres salaires" explique le président des Entrepreneurs Paris Île-de-France
À la veille de la conférence sociale prévue lundi, Bernard Cohen-Hadad exige une "contrepartie à la hausse du SMIC", c'est-à-dire une baisse de la "pression fiscale" sur les entreprises à l'image d'un allègement des…
"Si vous augmentez le SMIC, c'est obligé de maintenir le différentiel des autres salaires et donc forcément, il y aura des augmentations qui doivent arriver pour des raisons de branches et aussi d'équité", explique Bernard Cohen-Hadad, le président des Entrepreneurs (ex CPME) Paris Île-de-France invité dans la soirée du dimanche 8 novembre sur franceinfo. Selon lui, "on a un vrai problème aujourd'hui de financement de ces hausses qui devraient être annoncées" à l'occasion de la conférence sociale qui doit réunir lundi à Matignon et autour du Premier ministre, syndicats et patronat. À lire aussi Le nombre de personnes vivant dans la grande pauvreté en France a augmenté de 37% entre 2018 et 2025, selon les données des Restos du Cœur "Nous ce que l'on attend, c'est une contrepartie à la hausse du SMIC (...
), qu'il y ait un geste, un dégel des allègements de charges, un allègement aussi de taxes sur les cotisations des emplois jeunes (... ), une baisse de la pression fiscale plus globalement". Bernard Cohen-Hadad rappelle que l'on est aujourd'hui "à des charges sur le travail qui sont de 47 à 53%".
"Et puis" dit-il, "il y a aussi un autre problème qui est la capacité à pouvoir bénéficier et renforcer les dispositifs d'intéressement, de participation et de partage de la valeur qui aujourd'hui sont ,en principe, taxés alors que nous aimerions qu'ils soient allégés". À lire aussi 7 millions d'adultes en France métropolitaine déclarent manquer de nourriture, selon un rapport d'Action contre la faim Sans geste de l'Etat, Bernard Cohen-Hadad, juge que cela mettrait en difficulté, les TPE et PME qu'il représente. Le représentant des Entrepreneurs Paris Île-de-France de citer ce chiffre : "sur les 9 premiers mois de l'année, on est à 77 000 défaillances d'entreprises alors qu'en 2025 sur 12 mois, on était à 60 000 défaillances d'entreprises (...
) donc vous voyez que la période n'est pas la meilleure". "On est face à une concurrence internationale, et souvent quand on compare l'augmentation du SMIC en France avec l'augmentation des SMIC en Europe, on a tendance à oublier que les entreprises européennes ont beaucoup moins de charges que les entreprises françaises", pointe Bernard Cohen-Hadad.
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- Franceinfo8 nov., 22:04
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