Épargne salariale : de la Société générale à Eiffage, découvrez les recettes des champions du partage de la valeur
De la banque au BTP, de grands groupes ont fait des mécanismes de partage salarial une politique intégrée. Avec des recettes qui diffèrent mais qui ont en commun une même constance.
Cinquante-quatre mille souscripteurs, 356 millions d’euros investis : en 2026, le plan mondial d’actionnariat salarié de la Société générale a battu son record de participation pour la deuxième année d’affilée. Les salariés y détiennent déjà 10,2 % du capital, ce qui en fait le premier actionnaire de la banque, et près de huit sur dix en France possèdent des titres. « Décote de 20 %, abondement employeur dans tous les pays, mobilisation des dispositifs d’intéressement et de participation ou possibilité de souscrire avec l’épargne salariale disponible », énumère Véronique Weber, responsable de l’actionnariat salarié.
Après des années difficiles pour le titre, la banque joue la franchise : « Nous accompagnons chaque campagne d’une information claire sur les risques, l’horizon de placement et l’importance de la diversification. » La direction a déjà annoncé une opération par an sur la période 2027-2029, sous réserve du feu vert de l’assemblée générale. Épargne salariale : Dassault, Orange, Eiffage… découvrez le palmarès des 24 entreprises championnes du partage de la valeurChez BNP Paribas, on a choisi l’autre voie.
Plus aucune augmentation de capital réservée aux salariés depuis 2012. « Avec la crise financière, nous nous sommes dit qu’il était aussi de notre devoir de s’assurer que les collaborateurs puissent investir dans des supports plus diversifiés et moins risqués en cas de retournement », explique Agnès Girod, directrice des rémunérations et avantages sociaux. La banque préfère le cash : 220 millions d’euros de participation par an, 240 millions d’intéressement, 50 millions de PPV (prime de partage de la valeur) ciblée sur les plus bas salaires, 70 millions d’abondement.
Soit environ 575 millions d’euros, l’équivalent de deux mois de masse salariale, et plus de 10 000 euros par employé, quand la moyenne des 120 premières capitalisations de la Bourse de Paris (SBF 120) tourne autour de 6 000 euros. L’intéressement intègre la baisse des émissions de CO2 et les heures de bénévolat données par les équipes à des associations. L’actionnariat n’a pas disparu pour autant : 65 % des salariés français détiennent des parts du fonds investi en actions BNP Paribas.
Les entreprises du BTP, championnes du partage de la valeurChez FDJ United, la direction a utilisé l’actionnariat pour souder un groupe en pleine croissance. En 2025, six ans après l’introduction en Bourse et six mois après le rachat de Kindred et de ses 2 300 salariés, le groupe a ouvert son capital dans douze pays. Décote de 20 % et abondement de 500 euros, formule garantie plafonnée à 1 500 euros, droits à plus-value pour les salariés d’Australie, de Belgique et de Suède.
Pas encore recoupée
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- Challenges8 nov., 12:00
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