"On ne sait plus quoi dire aux clients" : les petites stations-service indépendantes attendent toujours la baisse du prix des carburants
Face à la baisse des prix des carburants annoncée par le gouvernement, certaines petites stations indépendantes attendent toujours de pouvoir en bénéficier. Un distributeur affirme ne pas pouvoir réduire davantage ses…
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité. À 2,35 euros le litre de gazole, les prix sont encore élevés samedi 31 octobre au matin dans une station indépendante de la Manche.
La baisse annoncée par le gouvernement ne convainc pas les automobilistes. "J'attends rien du tout, moi. Voilà, ce n’est pas la peine.
Parce que c'est ce qu'on disait la dernière fois, que ça devait baisser, en fin de compte, ça n'a jamais baissé. Donc là, je n’y crois pas trop", confie l'une d'entre eux. "Ça ne baissera pas autant que ça l'a fait il y a des années, donc c'est comme ça.
Enfin, on s'y fait un peu", ajoute un autre. Même sentiment d'inquiétude pour Christophe Cavey. Le distributeur de carburant a les yeux rivés sur le cours du baril, toujours en augmentation.
"Parce que nous, on ne sait plus quoi dire aux clients. On ne sait plus quoi leur dire. Tout le monde appelle, tout le monde attend la baisse", confie-t-il lors d'un appel avec un fournisseur dans le flou, lui aussi.
Selon lui, les stocks stratégiques ne seront pas débloqués avant le 6 novembre. "On leur a tous fait croire qu'on allait baisser lundi. En fin de compte, elle me dit : 'Nous, lundi, on n'aura pas de nouveaux prix'", explique-t-il à France Télévisions.
Un prêt à taux zéro proposé par le gouvernementEn attendant, il va devoir acheter son diesel au prix du marché et rogner sur ses marges pour faire baisser le prix à la pompe. "On va voir plusieurs pétroliers, donc les prix ne bougent pas. Donc on chargera lundi matin quand même.
On n'aura pas le choix, on est vide", constate Christophe Cavey. Des cuves vides qu'il va pourtant falloir remplir. "Là, il nous reste à peu près 7 000 litres de GNR, 17 000 de gazole", détaille-t-il.
Avec 30 % de pertes depuis le début de la crise, la société familiale se sent abandonnée et redoute que la situation ne s'aggrave. "Ça m'empêche de dormir maintenant. Les encours, tout ça.
Pour nous, c'est énorme, des petites sociétés comme nous", s'inquiète le distributeur de carburants. "Le gouvernement, encore une fois, s'est emballé et promet des belles paroles et en fin de compte, il n'y a rien. Encore une fois", regrette son fils, Baptiste Cavey.
Le gouvernement propose tout de même un prêt à taux zéro à ces stations indépendantes en zone rurale, de quoi peut-être les aider à baisser les prix sans toucher à leur trésorerie.
Pas encore recoupée
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- Franceinfo31 oct., 16:23
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