Engins de déminage, drones kamikazes, blindés commandés à distance… L’industrie de défense française au défi de la robotisation du champ de bataille
RÉCIT - Au salon de la défense Eurosatory, qui ouvre ses portes ce lundi près de Paris, les industriels tricolores présentent leurs dernières innovations.

Si vis pacem, para bellum (« si tu veux la paix, prépare la guerre »). Jamais Eurosatory, le plus grand salon mondial de la défense terrestre et aéroterrestre, n’a aussi bien illustré cet adage que pour l’édition 2026 (du 15 au 19 juin à Paris-Nord Villepinte). « Eurosatory s’inscrit dans la montée croissante des périls.
Il faut se préparer : c’est sans doute le dernier salon, avant le déclenchement d’un futur conflit », estime Charles Baudouin, son commissaire général. Plusieurs chefs d’état-major en Europe ont alerté sur le risque d’une attaque russe contre un pays de l’Otan avant 2030, alors que plane le risque d’un lâchage des États-Unis au sein de l’Alliance atlantique. Reflet du réarmement général, le nombre record d’exposants : 2 500 industriels, soit 450 de plus que lors de l’édition 2024.
L’Ukraine, qui a fait « d’Eurosatory, son salon », selon Charles Baudouin, est venue en force, avec 70 entreprises (10 en 2024). Au total, 66 pays sont représentés. Pour les armées européennes, l’urgence est là.
Le conflit en Ukraine a révélé leurs failles.