Jusqu’à + 260 % de bénéfice en un an : TotalEnergies, Shell, Repsol… à travers l’Europe, les compagnies pétrolières engrangent des profits exceptionnels
Guerre au Proche-Orient, raffineries touchées, prix du Brent en hausse : la crise des hydrocarbures et la flambée des cours qui en résulte portent les résultats des géants pétroliers européens. Au troisième trimestre…
L’or noir n’aura jamais aussi bien porté son nom. C’est une des conséquences de la guerre au Proche-Orient et de la flambée des cours des hydrocarbures qui en a découlé : les géants du pétrole de l’Europe entière affichent des profits trimestriels près de deux fois plus importants que ceux générés l’an dernier sur la même période. Les bilans comptables publiés ce matin par plusieurs grands groupes pétroliers, dont Total Energies, Shell ou encore l’italien Eni, alignent tous des chiffres exceptionnels.
Sur le troisième trimestre de l’année 2026, la major tricolore a vu son bénéfice net ajusté plus que doubler par rapport à la même période l’année passée pour atteindre 9,1 milliards de dollars (8,1 milliards d’euros). Un montant qui a déclenché une réaction immédiate de la part du gouvernement. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre de l’Energie, a appelé TotalEnergies à l’exemplarité en « [poursuivant] son plafonnement [des prix du carburant] autant que nécessaire ».
L’activité de Total a notamment été portée par la progression de ses marges sur le raffinage du pétrole brut. Si le leader tricolore dégageait 8,40 dollars par baril raffiné entre juillet et septembre 2025, le profit s’élevait à 33,20 dollars pour la même unité sur le trimestre passé.
TotalEnergies a plus que doublé son bénéfice en un an : comment expliquer ses résultats exceptionnels au troisième trimestre ?
Une tendance qui s’explique par les perturbations subies par le secteur de la raffinerie au Proche-Orient. Près de 20 raffineries ont été touchées par des frappes dans la région depuis la fin février. C’est 2,3 millions de barils raffinés en moins par jour sur une production de 11,6 millions de barils quotidiens selon les chiffres de Reuters et de l’Organisation Arabe des Pays Exportateurs de Pétrole (OAPEC). L’offre étant moindre, la demande a grimpé en conséquence et avec elle les prix et marges du pétrole raffiné des grands groupes raffineurs européens.
Par-delà la Manche, Shell a connu un exercice encore plus fructueux que son concurrent français, le plus lucratif depuis 2022 d’ailleurs. Au troisième trimestre 2025, le géant pétrolier britannique dégageait 5,43 milliards de dollars de bénéfice net ajusté. Cette année, sur la même période, ce chiffre s’élève à 10,81 milliards de dollars, soit une croissance de 99 %.
« Chacun rapporte 10 millions de dollars » : qui sont les traders de TotalEnergies, Shell et BP ?
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- Challenges29 oct., 18:53
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