La moitié sera du gazole: les pays de l’UE vont puiser plus de 42 millions de barils de pétrole dans leurs réserves stratégiques pour faire baisser les prix à la pompe
Plusieurs pays de l’UE confirment qu'ils vont libérer 42,6 millions de barils de leurs réserves stratégiques, dont la moitié en gazole, afin d’augmenter l’offre et tenter de calmer la flambée des prix du pétrole. La…
Plusieurs pays de l'Union européenne vont mettre sur le marché quelque 42,6 millions de barils de pétrole, dont la moitié de gazole, issus de leurs réserves stratégiques, conformément à un engagement pris dans le cadre du G7, a annoncé jeudi le commissaire européen à l'Énergie Dan Jorgensen. "Des États membres de l'UE ont réaffirmé leur engagement en faveur d'une mise à disposition accélérée de 42,6 millions de barils provenant des réserves stratégiques au cours des prochains mois, et environ la moitié de ces volumes sera constituée de gazole", a-t-il déclaré jeudi à l'issue d'une réunion des ministres de l'Énergie de l'UE à Luxembourg. Les prix du pétrole restent à un niveau historiquement élevé, à 114 dollars le baril de brut de mer du Nord ce jeudi, contre moins de 70 dollars le baril avant le début de la guerre au Moyen-Orient.
La hausse des cours concerne particulièrement certains produits raffinés comme le diesel. Les libérations des réserves stratégiques sont une tentative de faire baisser les prix en augmentant l'offre. La France libère 10 millions de baril et espère un effet rapide De son côté, la France avait annoncé le 12 octobre mettre à disposition des distributeurs dix millions de barils d'essence issus de ses stocks stratégiques, dans l'espoir de diminuer de 12 à 18 centimes le prix du litre à la pompe.
En France, le gouvernement compte sur "une baisse visible" des prix à la pompe dès dimanche grâce à son déstockage de réserves stratégiques déjà annoncées. L'opération gouvernementale, qui doit durer jusqu'à fin janvier, prévoit de vendre aux distributeurs ces stocks achetés avant la guerre à 0,28 euro le litre, soit nettement moins que le prix du marché actuel, qui était mi-octobre d'environ 1,10 euro le litre, selon Matignon. Maud Bregeon a en outre demandé au géant Totalenergies, qui a annoncé des bénéfices très élevés sur le troisième trimestre et plus largement depuis le déclenchement de la guerre, d'être "exemplaire" et de "répercuter encore une fois à la baisse l'avantage de la libération des barils, de poursuivre son plafonnement autant que nécessaire, tant que cette crise perdure".
Mi-octobre, le PDG du groupe, Patrick Pouyanné, avait averti que Totalenergies baisserait les prix de l'ordre de "8 à 12" centimes et maintiendrait un plafonnement des prix.
Pourquoi « Vérifié »
2 rédactions indépendantes rapportent cette information. Le Figaro l’a publiée en premier, 9 min avant la dernière.
- Le Figaro29 oct., 18:03
- BFM Business29 oct., 18:12
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