Mina the Hollower, c’est Zelda pour les masochistes
Dernier-né du studio à qui l'on doit Shovel Knight, véritable pépite dans sa catégorie, Mina the Hollower rend hommage à l'ère Game Boy Color (GBC) avec un jeu d'action/aventure évoquant Zelda. En version impitoyable. No

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Paru à la fin du mois de mai 2026, Mina the Hollower fait partie des meilleurs jeux de l'année. Concrètement, si l'on se réfère à Metacritic , il est même le jeu le mieux noté, aux côtés de Forza Horizon 6 , avec un score impressionnant de 91 sur 100. Il est donc au-dessus de titres majeurs comme Pokémon Pokopia , Resident Evil Requiem ou encore 007 First Light .
En toute franchise, on peut difficilement faire les étonnés. Mina the Hollower vient tout sauf de nulle part. Aux manettes, on retrouve Yacht Club Games, studio à qui l'on doit le merveilleux Shovel Knight . Les développeurs ont d'ailleurs pris leur temps pour peaufiner ce Mina the Hollower , perçu comme une pépite instantanée par des milliers de joueuses et de joueurs. Après l'avoir terminé, on a envie de rallier cette cause, en dépit de quelques réserves sur le sadisme de certains passages.
8/10 Mina the Hollower 20 ,49 € sur Steam Points forts Direction artistique à tomber Gameplay d'une profondeur abyssale Les modificateurs bienvenus (et facultatifs) Points faibles Les ennemis trichent Les développeurs sont sadiques Le saut chargé est vraiment dur à maîtriser Mina the Hollower est une merveille artistique… Chez Yacht Club Games, on a une passion : les personnages qui creusent. À l'instar du héros de Shovel Knight , Mina prend un malin plaisir à se terrer. Une caractéristique qui contamine tout le gameplay de Mina the Hollower , que ce soit dans le level design, tout simplement brillant, ou dans les combats, puisque s'enfouir est synonyme de fuir (les dégâts). Avec cette idée simple en apparence, Yacht Club Games confère une immense personnalité à un titre dont l'habillage graphique renvoie à l'ère de la Game Boy Color. En l'occurrence : un rendu en pixel art délicieux, modernisé tout ce qu'il faut pour garantir un effet waouh à chaque changement d'écran, y compris pour les oreilles.
Il faut vraiment souligner l'architecture étourdissante des différents biomes.
Mina the Hollower est un jeu d'action/aventure qui rappelle les Zelda de l'époque. L'héroïne est dépêchée sur une île pour réparer des générateurs qu'elle avait elle-même installés. Une opération S.A.V. qui se révèle bien sûr périlleuse, puisque Mina va devoir traverser des environnements devenus hostiles en raison des problèmes de fiabilité rencontrés par lesdits générateurs — au bout d'un donjon. Voilà Mina contrainte de trouver un moyen d'atteindre chaque lieu clé, en échappant aux nombreux pièges qui jalonnent sa route.
Il faut vraiment souligner l'architecture étourdissante des différents biomes de Mina the Hollower . Yacht Club Games a tout donné pour donner de la vie aux décors, et leur offrir une profondeur qui se matérialise tant par des petits secrets et des embranchements dérobés que par des passages d'un sadisme un tantinet abusif. Certes, le rythme du jeu est parfois ralenti par quelques allers-retours pénibles dont on se serait bien passé. Mais l'ingéniosité dont font preuve les développeurs, la variété qu'ils insufflent à leur jeu et la richesse de l'ensemble constituent une prouesse de tous les instants. On revit rarement le même moment dans Mina the Hollower , alors que la durée de vie est généreuse (une quinzaine d'heures, et bien plus pour tout découvrir).
Preuve ultime que le level design est excellent : la carte — optionnelle — mise à disposition de Mina a une utilité somme toute assez relative. Il s'en remet à votre observation et à votre mémoire avec l'assurance qu'on s'y retrouvera malgré tout. Une arrogance qui ne se retourne pas contre Mina the Hollower , qu'on adore explorer.
… et une épreuve pour les nerfs Il faut néanmoins être masochiste pour apprécier Mina the Hollower à sa juste valeur, tant Yacht Club Games n'a pas eu la main légère sur la difficulté. Surtout, le studio impose des règles un peu injustes, que ce soit des mouvements difficiles à maîtriser (le timing du saut chargé après enfouissement) ou le comportement hyper agressif des ennemis. Ces derniers ont l'air d'être deux fois plus rapides que nous, passent leur temps à nous foncer dessus et peuvent attaquer dans des directions supplémentaires (les diagonales). Oui, c'est de la triche.
Mina the Hollower s'apparente autant à une épreuve de survie, puisque tout nous veut du mal, qu'à un test pour la solidité des nerfs. Sur ce point, et notamment dans la dernière portion, Yacht Club Games a mal dosé, entre les dégâts gratuits (car durs, voire impossibles à anticiper), les phases de plateformes au millimètre, les barres de vie adverses qui s'allongent malgré un système de progression censé rendre plus puissant… Mina the Hollower est une expérience qui se mérite de la première à la dernière minute, et vous aurez envie de décrocher face à certains passages particulièrement houleux — et pas toujours nécessaires. Heureusement que l'univers reste attachant : il permet de rester dedans.
Outre ses capacités d'enfouissement, Mina dispose d'un arsenal varié pour se défendre. On parle de cinq armes, qui vont de la double lame au marteau, en passant par le bouclier, mais aussi d'accessoires qui confèrent quelques passifs intéressants (on vous recommande l'explosion en sortant de terre) et des armes secondaires. En prime, Mina the Hollower reprend à son compte, et à sa sauce, une mécanique de Bloodborne , qui pousse à rester actif dans les affrontements. Concrètement, quand votre santé est grignotée, taper les ennemis fera remonter la jauge, à condition de boire une potion (ce qui prend quelques secondes). Autant dire que la meilleure défense reste l'attaque.
À noter que Yacht Club Games s'est mis à dos les PGM en osant intégrer des modificateurs dans Mina the Hollower , modificateurs qui, bien sûr, peuvent adoucir copieusement le défi proposé (ou l'accentuer encore plus, si le BDSM est votre truc). Ces ajustements, très, très nombreux, accessibles dès le début, sont totalement optionnels et rien ne vous oblige à y faire appel. On ne comprend pas pourquoi une frange de joueurs extrémistes y est opposée, alors qu'ils vont permettre à une poignée de personnes moins à l'aise de s'en sortir. En toute sincérité, on a joué à la version brute de Mina the Hollower , en omettant totalement l'existence de ces modificateurs. Les détracteurs feraient bien d'en faire de même.
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