300 000 km de tests extrêmes : pourquoi la Chine impose des règles drastiques aux électriques à prolongateur d’autonomie
Avec plus d’un million de ventes annuelles en Chine, les véhicules électriques à prolongateur d’autonomie ont le vent en poupe. Tellement que le gouvernement local cherche à les encadrer davantage avec une législation pl

Avec plus d’un million de ventes annuelles en Chine, les véhicules électriques à prolongateur d’autonomie ont le vent en poupe. Tellement que le gouvernement local cherche à les encadrer davantage avec une législation plus sévère.
Les voitures électriques à prolongateur d’autonomie sont particulièrement commodes pour ceux refusant de basculer sur un véhicule uniquement alimenté par une batterie . On retrouve en effet les sensations de conduite d’un modèle électrique avec le confort d’utilisation d’un bon vieux moteur thermique. Le temps de ravitaillement est en effet indolore, alors que l’autonomie voisine celle d’un diesel. Un super compromis qui séduit visiblement plus d’un million de Chinois chaque année.
Le gouvernement n’est pas resté insensible à la situation en renforçant dès le 1 er novembre la norme validant la commercialisation de ces électriques un peu particulières. Un accent particulier sera mis sur la précision de la régulation de puissance du générateur, la compatibilité électromagnétique, les performances sur les niveaux sonores et vibratoires ainsi que la fiabilité sur le long terme. Vu que l’ancienne norme datant de 2017 reposait sur des exigences devenues aujourd’hui trop floues, il fallait faire quelque chose.
Sur l’exactitude de la régulation de puissance du générateur, par exemple, les systèmes ayant une puissance nominale inférieure ou égale à 50 kW devront maintenir leur puissance de sortie à plus ou moins 1,5 kW près. Les marges sont supérieures au fur à mesure que la puissance grimpe, avec une précision de plus ou moins 3 % requise pour les systèmes dont la puissance nominale est supérieure à 50 kW. Ces seuils ne sont pas sortis du chapeau : ils ont été établis à partir des chiffres communiqués par les principaux constructeurs et équipementiers.
Le but est alors d’imposer des objectifs atteignables tout en éliminant les propositions les moins performantes. Des changements se signaleront aussi côté confort avec un regard plus poussé sur les bruits et les vibrations ressenties à bord. Pourquoi ? Car les nouveaux modèles électriques à prolongateur d’autonomie fonctionnent bien différemment de leurs ancêtres. Alors que ces derniers démarraient le bloc thermique une fois la batterie à sec, les véhicules actuels font travailler de concert thermique et électrique.
Il devient donc primordial de limiter au mieux les nuisances afin de préserver le confort des occupants. Préserver le confort, c’est bien. Préserver la voiture entière, c’est encore mieux. Raison pour laquelle les tests de durabilité avec un test de charge alternée de 750 heures et un test de 100 000 cycles de démarrage-arrêt. L’idée est de reproduire environ 300 000 km d’utilisation réelle en milieu urbain. Une telle norme peut-elle arriver en France ? Pas vraiment, les électriques avec prolongateur d’autonomie étant rarissimes.
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