Rheinmetall, Safran, Leonardo… 10 actions et fonds pour miser sur le réarmement de l’Europe
Les entreprises de défense sont les premières bénéficiaires du plan ReArmEurope et de la hausse des budgets nationaux. Que ce soit en actions, en fonds ou même en non coté, les options d’investissement sont légion pour l

Depuis quatre ans, le secteur de la défense s’est retrouvé en première ligne avec la multiplication des conflits : Ukraine, Palestine, Iran… Le retour de Donald Trump à la présidence américaine a aussi incité l’Europe à recouvrer une souveraineté militaire, pour ne plus se reposer uniquement sur son allié transatlantique dans un contexte géopolitique mondial plus tendu. L’an dernier, l’Union européenne a ainsi lancé le plan ReArmEurope qui mobilisera jusqu’à 800 milliards d’euros pour renforcer ses capacités de défense d’ici à 2030 et l’Allemagne a prévu une augmentation de 500 milliards de ses emprunts pour soutenir les dépenses militaires à venir.
Les entreprises européennes de défense ont été les premières bénéficiaires de ces mesures. Le chiffre d’affaires du fabricant allemand de munitions et de véhicules blindés Rheinmetall est par exemple monté en flèche et le cours de Bourse s’est envolé, avant de connaître un fort reflux depuis un an qui permet éventuellement de se repositionner sur le titre.
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Idem pour le groupe italien de défense Leonardo, qui demeure une des valeurs préférées des analystes. Les acteurs français ne sont pas en reste : les spécialistes Exail (drones sous-marins) et Exosens (systèmes de vision nocturne) ont vu leurs capitalisations s’envoler tandis que l’industriel Safran, déjà fabricant de moteurs pour les missiles, vient de renforcer sa branche défense avec l’acquisition d’un spécialiste de l’analyse d’images satellitaires à usage militaire.
Autre preuve que le secteur attire les investisseurs, le retour des introductions en Bourse : en janvier, le fabricant d’armes et de munitions tchèque CSG (Czechoslovak Group) était coté à Amsterdam et le fabricant franco-allemand de blindés KNDS devrait bientôt arriver à Paris et Francfort.
Enfin, les épargnants moins avertis et les amateurs de diversification ont eux aussi l’embarras du choix avec les fonds et ETF thématiques, qui se sont multipliés depuis quelques mois, comme CPR Invest - Europe Défense (éligible au PEA) ciblant les entreprises des secteurs ayant un lien direct ou indirect avec toute la chaîne de valeur de la défense. Ou le fonds plus spécialisé de Swiss Life Gestion Privée sur la cyberdéfense lancé l’été dernier, qui ajoute à son portefeuille de valeurs d’autres spécialisées dans la protection contre les attaques informatiques croissantes.
Il existe aussi des fonds de private equity (entreprises non cotées) voués à la défense comme ceux de Tikehau, Sienna IM, Arkea et Bpifrance qui permettent d’investir pour des durées plus longues.