L’Assurance chômage prévoit un déficit de 600 millions d’euros en 2027 si les prélèvements sont maintenus
L’Assurance chômage prévoit un déficit de 600 millions d’euros pour 2027 si l’État maintient sa ponction de 2 milliards d’euros sur ses recettes
L’Unédic avait déjà critiqué début octobre la nouvelle ponction annoncée par le gouvernement. L’Assurance chômage pourrait, en effet, avoir un déficit de 600 millions d’euros pour 2027 si l’État maintient sa ponction de 2 milliards d’euros sur ses recettes, a précisé dans un communiqué l’Unédic mercredi. Avec des ponctions cumulées de l’État de 14 milliards d’euros depuis 2023, l’État poursuit « ainsi le transfert de sa dette au détriment de l’ensemble des salariés et des entreprises », dénonce l’organisme paritaire de gestion de l’Assurance chômage.
« Sans les prélèvements successifs depuis 2023, la dette de l’Unédic aurait pu être de 49,4 milliards d’euros fin 2026. Elle dépassera au contraire les 61 milliards à la fin de l’année 2026, dont plus de 18 milliards au titre de la "dette Covid" », relève l’Unédic. Des recettes de l’Assurance chômage prévue à la baisse Avec un nombre de chômeurs indemnisés stable à 2,6 millions en 2027 et 2028, les recettes de l’Assurance chômage (qui proviennent principalement des cotisations patronales versées par les employeurs et d’une fraction de la CSG), sur les revenus d’activité, diminueraient à 44,3 milliards d’euros cette année, « avant de repartir à la hausse en 2027 (49,4 milliards) et en 2028 (50,9 milliards), sous condition de l’absence de nouveau prélèvement », selon les nouvelles prévisions financières de l’Unédic.
« Quant aux dépenses du régime, elles atteindraient 46,6 milliards en 2026, puis augmenteraient en 2027 (48,1 milliards) et 2028 (48,5 milliards) », selon ces prévisions.