La CGT et la région Occitanie croient en un ultime espoir de reprise: le papetier Fibre Excellence se prépare à la liquidation de son site de Saint-Gaudens
Aucune offre de reprise pour l'usine Fibre Excellence de Saint-Gaudens n'a été déposée jeudi au terme du délai prévu par le tribunal de commerce de Toulouse. Les syndicats gardent espoir avec la possible offre d'un…
Après l'usine de Tarascon (Bouches-du-Rhône), le premier papetier français Fibre Excellence se prépare à la liquidation de son usine de Saint-Gaudens (Haute-Garonne). Les juges du tribunal de commerce de Toulouse avaient fixé à jeudi la date limite de dépôt des offres de reprise pour ce site, offrant ainsi un délai supplémentaire de 90 jours. Ce délai supplémentaire avait été obtenu en échange d'engagements forts de la part de la région Occitanie et du ministère de l'Industrie.
Les deux avaient accordé pour un total de 6,5 millions d'euros de prêt afin d'assurer le fonctionnement de l'usine entre octobre et mi-décembre. Après avoir évacué l'offre de l'homme d'affaires Matthieu Pigasse, le groupe portugais Ghost, entreprise née dans les années 1990 et spécialisée dans la transformation du papier notamment, était perçu comme le repreneur le plus crédible pour le site. Mais il n'a pas réussi à déposer une offre en bonne et due forme avant jeudi, car "son projet nécessite davantage de temps pour être construit, consolidé et concrétisé" selon la CGT.
L'espoir des syndicats et de la région En attendant l'audience prévue le 3 novembre, l'absence d'offre de reprise doit logiquement conduire le tribunal de commerce de Toulouse à prononcer prochainement une liquidation judiciaire de l'usine et le licenciement des 270 salariés qui travaillent sur le site. De son côté la CGT évoque une simple "période de transition pour préparer le redémarrage" de la production d'ici quelques mois. Un optimisme partagé du côté de la région.
En discussion avec le groupe Ghost, elle affirme que l'entreprise portugaise a prévu d'investir à terme 200 millions d'euros sur le site. "Nous refusons de voir cette étape comme une fin. Bien au contraire", explique la CGT.
À terme, le projet est de reprendre la production de pâte à papier "sous 12 mois", et de construire une toute nouvelle usine "de 50. 000 m2 pour la transformer directement sur place en produits finis (couches, papier toilette, essuie-tout... )", a précisé la région.
Une rencontre entre la direction de Ghost et le ministre de l'Industrie, Sébastien Martin, a eu lieu lundi avec Carole Delga, présidente (PS) de la région Occitanie. Un accord a été trouvé "pour poursuivre les travaux nécessaires" à la réalisation du projet, selon la région.
