Les actions européennes bégaient alors que les bénéfices des banques ne parviennent pas à compenser la nervosité d’avant la Fed
Les marchés actions européens se sont affichés aujourd’hui aussi hésitants que jamais, les indices asiatiques et américains ayant lui aussi laissé place à une certaine prudence devant les perspectives de la Réserve fédérale. Le principal point de tension reste la nervosité qui entoure la prochaine décision de politique monétaire de la Fed, anticipée chaque week-end par les courants de capitaux.
Dans ce climat d’incertitude, le manque de vigueur dans les bénéfices des banques européennes a aggravé les doutes. Les plus grandes institutions financières du continent ont signalé une baisse des revenus, en partie due à la combinaison de la reprise énergétique limitée et aux coûts de financement plus élevés. Les résultats du premier trimestre montrent que, même si certains paramètres se sont améliorés, les marges globales restent insuffisantes pour attiser la confiance des investisseurs.
Tants comme la France, la Belgique, l’Allemagne et la Suisse continuent de ressentir le poids d’une croissance plus robuste qu’espérée : le rétablissement de la consommation et de l’investissement demeure lent, les projets de crédit restent sous-jugés, et les banques sont incitées à prendre des réserves supplémentaires face à un retour probable de la fracture sectorielle. Le cadre réglementaire, toujours en évolution, relève le besoin de protection contre un éventuel stress financier accru.
Au-delà de la zone euro, les marchés suive le suspense autour de la politique de la Fed, déjà ancrée pour des hausses de taux potentiellement plus fréquentes. La stratégie américaine, qui pourrait réaffirmer un cycle d’assouplissement ou indiquer un mouvement de normalisation plus agressif, influence directement les flux vers les actifs européens : chaque hausse de taux aux États-Unis peut être sinon répercutée par le taux d’intérêt de la BCE.
Ainsi, les investisseurs, en quête de sécurité, tournent vers des secteurs défensifs ou vers des titres à revenu fixe, et les actifs à risque, notamment la fintech et l’automobile, subissent un légère recul. Cette dynamique s’accompagne d’un renforcement de la volatilité sur les marchantes de matières premières, les indices de croissance et de cycle se trouvent particulièrement exposés aux oscillations du sentiment.
Le prochain grand moment à surveiller sera la réunion de la Fed, dont la politique monétaire sera probablement détaillée alors que les marchés attendent des signaux clairs sur le rythme des taux. Parallèlement, la BCE pourrait réviser sa stratégie de soutien à l’économie alors même que les banques européennes continuent de jouer sur une très prudante stratégie de gestion des profits. Les investisseurs s’appuient donc à la fois sur les résultats finaux des banques pour un aperçu de la trajectoire de leurs performances, et sur les décisions de politique monétaire pour orienter le prochain mouvement de l’écosystème financier mondial.
Traduit automatiquement de l'anglais
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- Investing.com28 oct., 09:12
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