Meta suspend une nouvelle fonctionnalité IA d’Instagram... trois jours après son lancement
Dès son lancement mardi 7 juillet, cet outil de génération d’images par intelligence artificielle avait créé la polémique car les internautes pouvaient utiliser des clichés issus de comptes Instagram publics.

C’est ce qu’on appelle un échec. Trois jours après son lancement, la nouvelle fonctionnalité IA de Meta, baptisée «Muse Image», a été débranchée par le géant américain de la tech vendredi 10 juillet. Ce dernier misait pourtant beaucoup sur cet outil de génération d’images par intelligence artificielle, qui était disponible sur Instagram et WhatsApp.
«Il utilise un raisonnement avancé pour comprendre des consignes complexes, fusionnant de manière fluide plusieurs photos en créations de haute qualité que vous pouvez télécharger et partager partout — y compris directement dans votre discussion, votre story ou votre fil d’actualité», expliquait Meta dans un communiqué publié mardi 7 juillet. Mais cette fonctionnalité, qui prévoyait d’être déployée plus tard sur Facebook et Messenger, avait dès son lancement suscité la polémique. En effet, les utilisateurs pouvaient générer des images à partir de comptes Instagram d’autres personnes, pour peu que leur profil soit public.
«Le fait de taguer un nom d’utilisateur permet à Meta AI d’utiliser des photos publiques pour créer un visuel prêt à être publié», expliquait Meta. Cette fonctionnalité n’a «pas répondu aux attentes» Si cette fonctionnalité pouvait être désactivée à tout moment, le fait qu’elle soit acceptée par défaut plutôt que par le biais d’un processus d’inscription explicite a été vertement critiqué par de nombreux internautes, de même que par des agences et syndicats artistiques d’Hollywood, pour des problèmes de consentement, de droit à l’image et de protection de la vie privée. Face au tollé, Meta a préféré rétropédaler.
«En début de semaine, nous avons annoncé qu’il était possible de générer des images dans Meta AI en mentionnant les comptes Instagram publics que l’on souhaitait référencer», a écrit l’entreprise vendredi. «Notre objectif était de fournir un outil créatif utile et permettre aux utilisateurs de contrôler si leur contenu public pouvait être référencé de cette manière. Suite aux retours indiquant que cette fonctionnalité n’avait pas répondu aux attentes, elle n’est plus disponible», a-t-elle annoncé.