Canicule : trois réacteurs nucléaires à l'arrêt et huit à puissance réduite en France, indique EDF
La décision vise avant tout à limiter les dégâts sur les écosystèmes aquatiques provoqués par la chaleur de l’eau rejetée par les centrales.
La canicule pénalise la production d’électricité en France. En raison du pic de chaleur atteint dimanche, EDF a dû stopper l’activité de trois réacteurs situés au bord de fleuves, tandis que huit autres fonctionnent à puissance réduite. Ce même jour, 37 départements avaient été placés en vigilance rouge.
Dans le détail, les réacteurs no 2 à Golfech, au bord de la Garonne, no 3 à Bugey, au bord du Rhône, et no 2 à Chooz, au bord de la Meuse, ont été arrêtés. Des « adaptations de puissance » ont touché les réacteurs no 1 et no 2 à Saint-Alban (Isère), n° 1 et n° 3 dans la centrale du Blayais (Gironde), no 4 et no 5 à Bugey, no 1 à Chooz et no 3 au Tricastin (Drôme), a détaillé l’entreprise publique. La décision vise avant tout à limiter les dégâts sur les écosystèmes aquatiques provoqués par la chaleur de l’eau rejetée par les centrales.
En effet, la France compte 57 réacteurs nucléaires, assurant quelque 70 % de sa production d’électricité. Or, tous sont installés au bord d’un fleuve ou de la mer pour permettre le refroidissement des installations. L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) fixe pour chaque site des limites de température de l’eau.
Toute vague de chaleur, comme celle qui a commencé le 4 juillet en France, aboutit donc à réduire la production d’électricité. Lors de la canicule historique du mois de juin, l’énergéticien avait arrêté l’activité de trois réacteurs : le premier à Golfech, au bord de la Garonne, puis, quelques jours plus tard, celui de Bugey, au bord du Rhône, et de Nogent-sur-Seine, dans l’Aube.