"Comme une hausse d’impôt à laquelle les électeurs n’ont pas consenti": la flambée du carburant a coûté plus de 1.000 dollars aux Américains et Donald Trump risque de le payer cher aux midterms
Les questions économiques et le coût de la vie arrivent en tête des préoccupations des électeurs américains, avant des élections de mi-mandat très périlleuses pour Donald Trump. Alors que la flambée des prix de…
L'économie et les prix de l'énergie seront la première préoccupation des 210 millions d'électeurs américains appelés aux urnes ce mardi 3 novembre pour des élections de mi-mandat à haut risque pour Donald Trump et le Parti républicain. La totalité de la Chambre des représentants et un tiers des sièges du Sénat sont remis en jeu. 84% des électeurs inscrits affirment que l'économie sera un facteur déterminant de leur vote, plus que tout autre sujet, selon le Pew Research Center, un centre de recherche spécialisé dans les sondages d'opinion.
L'offensive lancée par Donald Trump et Benjamin Netanyahou contre l'Iran a fait bondir les prix du carburant aux États-Unis, conduisant le président américain à prendre des mesures contestées — comme la levée des sanctions sur les hydrocarbures russes — pour tenter de calmer les prix à la pompe, en particulier dans les bastions électoraux du Parti républicain, comme le Midwest. Depuis le 28 février, le prix à la pompe d'un gallon de diesel (3,8 litres) — le carburant des tracteurs et des camions — a atteint un record historique, en passant de 3,67 dollars à 6,29 dollars, soit un bond de 71%. Celui de l'essence a lui grimpé de 40%, à 4,17 dollars, se rapprochant des sommets observés au pire de la crise énergétique de 2022, après l'invasion de l'Ukraine.
Cela correspond à un litre de diesel à 1,48 euro et un litre d'essence à 0,98 euro, soit des prix nettement inférieurs à ceux pratiqués de ce côté de l'Atlantique (2,28 euros le diesel et 2,08 euros le SP-95). La différence s'explique par le niveau des taxes et le fait que les États-Unis soient le premier producteur de pétrole de la planète. Il faut toutefois relativiser cette flambée.
Une fois l’inflation prise en compte, les prix à la pompe restent inférieurs à leur record de juillet 2008, lorsque le baril de pétrole avait atteint 148 dollars, à la veille de la crise financière, rappelle le Pew Research Center. "Ce mois-là, le prix moyen national de l'essence sans plomb ordinaire était de 6,18 dollars le gallon (en dollars actuels) et celui du diesel de 7,26 dollars le gallon", ajoute le centre de recherche. Concrètement, il fallait travailler près de 7 heures au salaire médian pour faire un plein en juillet 2008*, contre un peu plus de 4 heures en octobre 2026 (et 2 heures 43 juste avant la guerre).
Ce précédent historique risque toutefois d'être assez éloigné des considérations des électeurs. Leur mémoire concernant l'inflation ne remonte généralement qu'à 9 mois avant le scrutin, selon une étude menée par des chercheurs de l'université Chapman. Le même piège que Biden Donald Trump se retrouve donc confronté au même risque politique que Joe Biden et les démocrates lors de l'élection présidentielle de 2024: voir la hausse des prix alimenter le mécontentement des électeurs et se retourner contre son camp dans les urnes.
Pas encore recoupée
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- BFM Business3 nov., 06:01
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