Vie chère, spread à 160 points, mobilisation du 5 novembre : la semaine qui tend la France
Blocages lycéens, grève du 5 novembre, spread OAT-Bund à 160 points, budget reporté : ce que cette semaine de vie chère coûte à l'État et à votre épargne. L’article Vie chère, spread à 160 points, mobilisation du 5…
Encyclopédie du Coin Améliorez vos connaissances sur les cryptos
L’appel vient de l’intersyndicale CFDT, CGT, FO, Unsa et FSU, lancé début octobre. La CFE-CGC et la CFTC l’ont rejoint depuis. Sophie Binet promet sur France 2 « une grande journée de convergence avec les salariés du privé ». Elle réclame par ailleurs « une révision du projet de budget du gouvernement qui, en l’état, est catastrophique pour le pays ». De son côté, Sud Radio résume les revendications en quatre points. Il s’agit de salaires en hausse, de services publics préservés, de l’emploi défendu et d’une meilleure répartition des richesses.
Les lycéens, eux, n’ont pas attendu. Ryad Rani, président de l’Union syndicale lycéenne, a d’abord appelé à des assemblées générales lundi 2 novembre. Il a ensuite appelé à des blocages de lycées « mardi, mercredi, jeudi, vendredi et autant qu’il faudra ». Le samedi 31 octobre, l’acte III de la convergence des luttes a réuni 320 000 personnes selon l’Intérieur. L’intersyndicale de la jeunesse en revendique 500 000. Deux semaines plus tôt, la journée du 17 octobre s’était terminée en pillages à Paris et à Lyon. Des manifestants s’étaient en outre introduits dans le hall de la mairie de Marseille. Sébastien Lecornu avait annoncé 1 200 interpellations le soir même, puis un bilan de 1 800 le lendemain. Enfin, les gilets jaunes promettent déjà un « six seven », vendredi 6 et samedi 7 novembre.
Le marché obligataire a voté avant tout le monde. L’écart entre l’OAT française et le Bund allemand à dix ans atteignait 159,9 points de base le 2 novembre. D’après les données compilées par Ideal-Investisseur , il n’était que de 102 points le 22 septembre. Le pic de 174,6 points date du 22 octobre, jour où l’OAT a clôturé à 5,13 %. La France n’avait plus payé ce prix depuis juillet 2002.
Cet écart a un coût concret. Emmanuel Moulin, gouverneur de la Banque de France, jugeait sur France Inter le 7 octobre que « la situation est grave ». En effet, le projet de loi de finances chiffre la charge d’intérêts de l’État à 91,2 milliards d’euros en 2027. C’est 12 milliards de plus qu’en 2026 (79,2 milliards). Ce montant représente près de 90 % des recettes nettes de l’impôt sur le revenu.
Par ailleurs, l’Agence France Trésor doit emprunter quelque 310 milliards d’euros à moyen et long terme en 2026. Sur ce volume, chaque tranche de 100 points de base supplémentaire coûte environ 3 milliards d’euros d’intérêts par an. C’est un ordre de grandeur, qui ne porte que sur les émissions d’une seule année. Ce surcoût court toutefois sur toute la durée de vie de ces titres. La facture de la vie chère descend ensuite jusqu’aux ménages qui empruntent. Pretto relève ainsi pour novembre un taux moyen de 3,76 % sur vingt ans, contre 3,66 % en octobre. La barre des 4 % est même franchie pour certains profils.
Pas encore recoupée
Seule la rédaction Journal du Coin rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- Journal du Coin3 nov., 08:30
| Éditeur Journal du Coin (niveau généraliste) | +72 |
| Chiffres vérifiables cités | +3 |
| Résumé détaillé | +2 |
| Total | 77 |
Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
