OPINION. « Faire de la France un paradis fiscal ! », par Ferréol Delmas, directeur général du think tank Ecologie responsable
Face à la taxe Zucman, le fondateur du think tank de droite Ecologie Responsable propose de faire de la France un paradis fiscal pour tout contribuable qui place son patrimoine personnel au service de la souveraineté…
La taxe Zucman est en passe de devenir, pour une partie de la gauche, l’alpha et l’oméga de la justice fiscale. Taxer chaque année à 2 % le patrimoine des plus grandes fortunes serait la martingale qui financerait à la fois la dette, les services publics et, accessoirement, la transition écologique.
Le raisonnement séduit par sa simplicité arithmétique. Il s’effondre dès qu’on le confronte au réel : celui d’un capital mobile, d’entrepreneurs qui ont déjà commencé à organiser leur départ, et d’une économie française qui a davantage besoin d’investissements que de recettes fiscales ponctuelles.
Nous proposons l’inverse. Ne pas punir la richesse, mais l’orienter. Ne pas la faire fuir, mais la faire atterrir chez nous. Faisons de la France un paradis fiscal pour tout contribuable qui place son patrimoine personnel au service de notre souveraineté écologique.
Notre proposition s’adresse aux personnes, pas aux entreprises, comme la taxe Zucman à laquelle elle répond. Elle vise le particulier qui décide de mettre son argent dans la transition écologique française.
Il peut souscrire au capital d’une start-up de la décarbonation, prendre une participation dans une PME industrielle, acheter des actions d’une entreprise française labellisée ou acquérir des parts de fonds spécialisés. C’est ce choix individuel que l’impôt doit récompenser.
Concrètement, chaque contribuable pourrait ouvrir un compte d’investissement souverain, sur le modèle du PEA. Les titres qui y sont logés bénéficieraient d’un triple avantage : ils sortent de l’assiette de tout impôt sur le patrimoine, les plus-values réalisées après une durée de détention minimale sont exonérées, les sommes versées au capital des entreprises éligibles ouvrent droit à une réduction substantielle d’impôt sur le revenu.
Ce régime ne transforme pas la fiscalité des entreprises : l’impôt sur les sociétés reste le même pour tous. Ce qui change, c’est la fiscalité de celui qui choisit de les financer.
Les cibles ne manquent pas : nucléaire de nouvelle génération, filières de batteries et de terres rares, agriculture bas-carbone, infrastructures hydrauliques, biotechnologies vertes, décarbonation de l’industrie. Les besoins de financement sont abyssaux, et l’État, lui, est exsangue.
Ce n’est pas un cadeau aux riches. C’est un pari sur l’efficacité. Un euro capté par l’impôt et redistribué par la bureaucratie n’a jamais la même force de frappe qu’un euro investi directement par quelqu’un qui engage sa responsabilité, son savoir-faire et son réseau.
Pas encore recoupée
Seule la rédaction La Tribune rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- La Tribune5 nov., 18:41
| Éditeur La Tribune (niveau établi) | +76 |
| Résumé détaillé | +2 |
| Total | 78 |
Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.