16 contrats ont été signés avec cinq entreprises de défense, dont la start-up française Alta Ares: l'Otan lance une plate-forme pour l'achat de capacités antidrones
L'Otan a annoncé ce jeudi 5 novembre avoir lancé une plate-forme commune censée permettre à ses 32 pays membres de s'équiper plus vite et plus efficacement en capacités antidrones, après la recrudescence d'incidents…
Elle doit permettre aux pays de s'équiper au plus vite. L'Otan a annoncé ce jeudi 5 novembre avoir lancé une plate-forme commune censée permettre à ses 32 États membres de s'équiper plus vite et plus efficacement en capacités antidrones, après la recrudescence d'incidents impliquant des drones en Europe. "L'idée est de proposer une sorte d'expérience d'achat, parfois qualifiée de 'type ecommerce'" pour acheter, grâce à un dispositif très simple", ces moyens antidrones, a expliqué devant des journalistes Claudio Palestini, chef de la division Innovation de l'Alliance atlantique.
Forte de son expertise, l'Otan a lancé des appels d'offres pour sélectionner les matériels les plus performants, et les moins chers, avant de les présenter à ses membres. 80 offres reçues Quelque 80 offres ont été reçues et 16 contrats signés avec cinq entreprises de défense: la start-up française Alta Ares, l'Allemande Quantum Systems, les Américaines Northrop Grumman et Axon, et la Britannique OSL Technology. Leurs produits, tous retenus après une phase d'évaluation de plusieurs mois, sont désormais disponibles à l'achat, ou à la location longue durée, par les 32 pays membres de l'Otan.
Ils sont destinés à la protection des frontières ou de sites stratégiques et présentent des solutions différentes: le brouillage (jamming) ou le recours à des drones intercepteurs, voire à d'autres types d'armement (artillerie, etc). Chacune de ces capacités coûte entre 1,6 et 25 millions d'euros, a précisé l'Otan. Les pays de l'Alliance s'étaient engagés lors du sommet de La Haye en 2025 à consacrer au moins 40 milliards de dollars (environ 37 milliards d'euros) sur cinq ans pour renforcer leurs capacités antidrones.
La Lituanie, la Lettonie et l'Estonie, ex-républiques soviétiques partageant une frontière avec la Russie, enregistrent régulièrement des intrusions de drones sur leur territoire. La Pologne et la Roumanie ont également été victimes de ces mêmes intrusions.
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- BFM Business5 nov., 19:50
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