REPORTAGE. "Il faut faire des choix financiers" : au salon Paris pour l'emploi, la hausse du coût de la vie et le niveau du salaire au centre des préoccupations
Dans les allées du salon organisé vendredi dans le centre de la capitale, des demandeurs d'emploi témoignent de leurs difficultés à faire face à l'augmentation des dépenses et de leurs attentes en matière de…
Alors que le gouvernement réfléchit à une possible hausse du Smic, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, rencontre les syndicats ce week-end, avant une conférence sociale organisée lundi 9 novembre par le Premier ministre. La CFDT réclame une hausse de 100 euros nets par mois, la CGT de 150 euros. Une autre demande des syndicats est qu'aucune grille de salaire ne démarre sous le Smic.
Dans les allées du salon Paris pour l'emploi, vendredi 6 novembre, la question des salaires est omniprésente. Dans un contexte d'inflation et de hausse des prix de l'énergie et de l'essence, les candidats doivent parfois faire des choix financiers. Parmi eux, Yasmina s'installe à la table d'une entreprise de restauration collective.
Cela fait quatre mois qu'elle cherche du travail. "J'ai bien évidemment des besoins financiers car j'ai été à mon compte, donc je ne touche pas d'ARE", explique-t-elle, en référence à l'allocation d'aide au retour à l'emploi, après la revente de sa structure. "Je fais attention à mes dépenses évidemment.
Je fais des choix et mes choix sont plus orientés vers cette recherche d'emploi que, même si j'en ai bien envie, vers un éventuel voyage ou un éventuel spectacle. Avec ce qui se passe aujourd'hui, il faut faire des choix financiers", raconte-t-elle. À lire aussi "Les personnes sans emploi ont une santé physique, et surtout mentale, dégradée", selon une étude de Santé publique France "Je baisse un peu mes attentes""Ce qui se passe aujourd'hui", c'est notamment l'augmentation des prix de l'essence et des factures d'énergie.
Autant de dépenses qui poussent Eric, 59 ans, à négocier son salaire. Père de trois enfants, tous jeunes adultes, il espère retrouver sa précédente rémunération. "Pouvoir acheter une voiture à ses enfants, partir en vacances… Oui, je vais essayer de récupérer le salaire que j'avais.
Je suis d'un esprit combatif et résilient. J'ai bon espoir d'avoir ce que je veux et dans les meilleures conditions possibles", confie-t-il. Mais pour certains candidats, il est plus difficile de négocier.
C'est notamment le cas des jeunes diplômés, qui cherchent avant tout à décrocher une première expérience professionnelle. "Moi, je cherche une première expérience, donc là, je baisse un peu mes attentes car je veux vraiment mettre un premier pied dans le monde du travail en France", témoigne l'un d'eux. Un autre explique : "Même si c'est moins payé, avec une grande part variable, mais que mes horaires de travail sont normaux et que j'ai du télétravail, je le prendrai quand même.
Pas encore recoupée
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- Franceinfo7 nov., 10:46
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