Le prix du gaz va encore augmenter de 6%, mais alors pourquoi les Français continuent-ils d'installer des chaudières plutôt que des pompes à chaleur électriques?
Le prix du gaz va de nouveau augmenter à partir du 1er novembre pour 6 millions de foyers en France. Alors qu'un logement sur trois est chauffé au gaz aujourd'hui, la transition vers l'électrique est encore lente et…
L'inflation se poursuit: le prix repère du gaz, qui concerne les deux tiers des abonnés au gaz en France (soit environ 6 millions de foyers), va de nouveau augmenter à partir du dimanche 1er novembre, cette fois de 6,6% en raison des tensions qui se poursuivent sur les prix de l'énergie. Cette hausse sera de 12 euros de plus par mois en moyenne pour les foyers concernés. Elle s'ajoute à une précédente augmentation de 6,3% intervenue au 1er octobre, après une autre de 5,6% début septembre.
Au total, la Commission de régulation de l'énergie estime que la facture de gaz des Français devrait progresser de 11% en 2026, si la situation ne se dégrade pas davantage, soit une augmentation d'environ 135 euros. Une mauvaise nouvelle au moment où les ménages commencent à rallumer leur chauffage avec l'arrivée du froid. Plus d'1 logement sur 3 est chauffé au gaz en France Une grande partie du parc immobilier est encore raccordée aux énergies fossiles.
Selon la dernière étude de l'Insee, en 2022, 35% des résidences principales étaient chauffées au gaz en France, soit plus de 10 millions de logements sur un total de 30 millions de résidences principales. Environ la moitié des appartements sont concernés, contre environ un tiers des maisons. La part du gaz est légèrement inférieure à celle de l'électricité, qui chauffe 36% des logements en France.
Elle est aussi beaucoup plus importante que celle du fioul, qui en chauffe 8,5% (essentiellement des maisons individuelles). Le reste provient de systèmes de chauffage collectifs ou "d'autres énergies", comme la biomasse ou le bois. La transition du parc est encore lente.
En 2025, le nombre d'installations de chaudière au gaz ou au fioul était encore 2,3 fois supérieur à celui du nombre de pompes à chaleur (PAC) air-eau*, selon les données du gouvernement. * Cela exclut, en revanche, les pompes à chaleur air-air, qui ne chauffent pas avec des radiateurs à eau ou électriques classiques mais avec de l'air, et qui peuvent également climatiser l'été. Un important reste à charge Plusieurs éléments viennent freiner cette transition.
Il y a, d'un côté, le sujet du coût d'installation: le prix d'une chaudière au gaz neuve est d'environ 5. 000 euros aujourd'hui, contre 15. 000 euros pour une pompe à chaleur air-eau.
Des aides existent pourtant, mais elles sont de plus en plus restreintes. Le parcours "par geste" du guichet Ma Prime Rénov' finance par exemple entre 3 et 5. 000 euros du coût d'installation d'une pompe à chaleur air-eau (en fonction du niveau de revenus).
Pas encore recoupée
Seule la rédaction BFM Business rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- BFM Business31 oct., 11:32
| Éditeur BFM Business (niveau établi) | +76 |
| Chiffres vérifiables cités | +3 |
| Résumé détaillé | +2 |
| Total | 81 |
Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
