Royaume-Uni : un dealer payé en bitcoin prend quatre ans de prison, Rolex et BTC saisis
Benjamin Dack vendait du cannabis payé en crypto près de Scarborough. Quatre ans de prison à York, bitcoins, cash et Rolex saisis. L’article Royaume-Uni : un dealer payé en bitcoin prend quatre ans de prison, Rolex et…
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Pourtant, le butin fait presque sourire. Ses 4 104 livres de bitcoin valent un peu moins de 5 000 euros au cours du jour et lui coûtent quatre années derrière les barreaux.
La chanson parle de persil, de sauge, de romarin et de thym. Mais le menu de Benjamin Dack était plus court. Du cannabis, en gros volume, écoulé depuis la station balnéaire du North Yorkshire et ses environs. Puis la police locale ouvre son enquête en 2023 et l’arrête une première fois.
Vous connaissez la suite. Dack reprend donc son commerce comme si la garde à vue avait été un simple contretemps.
Mais son téléphone bavarde à sa place. D’après BBC News , l’appareil montre que l’homme achetait et revendait sa marchandise en cryptomonnaies. Bref, une comptabilité clé en main pour les enquêteurs.
Au tribunal, le prévenu change ensuite trois plaidoyers en « coupable ». Détention de cannabis en vue de la vente, détention de biens criminels et participation à la fourniture de la drogue. Une agression sur un membre des services d’urgence, datée du 22 avril 2026 , reste au dossier sans être jugée. L’enquêteur Alfie Thomlinson résume l’affaire d’une phrase, Dack était « fortement impliqué dans la fourniture de cannabis à grande échelle ».
Et puis il y a les montres. Des Rolex, saisies avec le reste, j’ai nommé l’accessoire officiel du délinquant crypto depuis une bonne décennie, comme chez ce dealer de fentanyl du darknet qui risquait vingt ans.
Le malentendu est toujours le même. Un bitcoin ne se cache pas dans une chaussette. Il s’inscrit sur une blockchain, un registre public que n’importe qui peut consulter. Un enquêteur financier du North Yorkshire muni d’un café et d’un explorateur de blocs aussi. Une adresse reste un pseudonyme. Or les enquêteurs savent la relier à une identité dès qu’un exchange ou un téléphone saisi entre dans la boucle.
Amy Monkman, enquêtrice financière sur le dossier, le dit sans détour. « La cryptomonnaie devient une méthode populaire pour dissimuler des actifs », et son service compte bien continuer à les traquer. Au total, la saisie porte sur environ 4 104 livres en bitcoin et 7 580 livres en espèces , soit près de 14 000 euros au cours actuel.
La justice a programmé pour mars 2027 une audience au titre du Proceeds of Crime Act, la loi britannique qui permet de confisquer les profits du crime. Les Rolex y passeront, ainsi que tout ce que les enquêteurs auront retrouvé d’ici là sur la chaîne.
Pas encore recoupée
Seule la rédaction Journal du Coin rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- Journal du Coin31 oct., 13:00
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