Grâce aux investissements et à la consommation des ménages, la croissance américaine bondit à 3,4% au troisième trimestre (mais l'inflation accélère aussi)
La croissance américaine a atteint 3,4% en rythme annualisé au troisième trimestre, après 2,2% au deuxième. Les prix à la consommation ont eux progressé de 3,6% en septembre.
La croissance du produit intérieur brut (PIB) s'est fortement accélérée au troisième trimestre aux États-Unis, à 3,4% en rythme annualisé, tirée par les investissements et la consommation des ménages, selon des données officielles publiées ce jeudi. La croissance était de 2,2% au deuxième trimestre. Le service statistique officiel BEA met en avant le rythme annualisé, qui projette sur l'ensemble de l'année l'évolution observée pendant trois mois.
D'un trimestre sur l'autre, la progression est de 0,8%. Les analystes s'attendaient à une performance très solide, mais moindre (3,1% en rythme annualisé), selon le consensus publié par MarketWatch. L'inflation à 3,6% en septembre Dans le même temps, l'accélération de la hausse des prix à la consommation aux États-Unis s'est elle aussi confirmée ce jeudi, avec la publication de l'indice d'inflation PCE, mesure préférée de la Fed, en hausse de 3,6% sur un an au mois de septembre, après 3,4% en août.
C'est néanmoins un peu mieux que ne l'envisageaient les analystes, qui tablaient sur une hausse de 3,7% sur un an pour la période, selon le consensus publié par MarketWatch. Sur un mois, la hausse des prix est de 0,5%, cette fois en ligne avec les attentes des marchés. Ces publications interviennent à quelques jours des élections de mi-mandat aux États-Unis.
Les sondages présentent le parti républicain du président Donald Trump comme étant en mauvaise posture, en particulier du fait du coût de la vie. Pas de "surchauffe" pour le patron de la Fed La veille, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Kevin Warsh avait souligné à quel point l'activité était robuste dans la première économie mondiale, soutenue par la "résilience" de la consommation et les investissements dans les hautes technologies, en premier lieu l'intelligence artificielle. Interrogé en conférence de presse pour savoir s'il pourrait s'agir d'une "surchauffe", il a répondu que "ce n'était pas l'avis de la plupart de (s)es collègues" responsables monétaires.
"La productivité augmente (... ). La croissance économique est donc plus forte, mais cela ne me permet pas de conclure que cette croissance est en quelque sorte à l'origine de l'inflation et qu'elle complique notre tâche", a-t-il ajouté.
La banque centrale est chargée de créer les conditions du plein-emploi et de limiter l'inflation à 2%, un objectif manqué depuis plus de cinq ans.
Pourquoi « Vérifié »
2 rédactions indépendantes rapportent cette information. Le Figaro l’a publiée en premier, 19 min avant la dernière.
- Le Figaro29 oct., 13:54
- BFM Business29 oct., 14:13
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