Aux Etats-Unis, Elon Musk serait en passe de racheter l'opérateur virtuel Boost Mobile pour dynamiter le marché américain des télécoms
Avec SpaceX et sa constellation de satellites Starlink, Elon Musk ne cache plus son ambition de devenir le quatrième opérateur mobile aux États-Unis. Et avec un possible rachat de l'opérateur Boost Mobile, cet objectif…
Rien n'arrêtera Elon Musk et son rêve de faire de SpaceX un opérateur mobile. Surtout pas les trois géants américains des télécoms, qui au cours des derniers mois, ont tous approchés par le milliardaire sud-africain. T-Mobile, Verizon et AT&T ont tous refusé de laisser SpaceX accéder à leurs énormes réseaux et infrastructures pour lancer son offre de téléphonie mobile.
Désormais, Musk change de tactique. Au lieu de viser les plus gros, il serait selon les informations du Washington Post en passe de racheter Boost Mobile. Cet opérateur virtuel (MVNO) low-cost, destiné principalement aux familles aux revenus les moins élevés, pourrait être la porte dérobée de SpaceX vers ce marché tant convoité.
Une stratégie hybride pour dynamiter le marché Toujours en négociations avec EchoStar, la compagnie parente de Boost Mobile, Elon Musk vise un rachat, ou au moins la possibilité d'accéder aux réseaux utilisés par le MVNO. L'opérateur américain est client d'AT&T et de T-Mobile pour ses infrastructures au sol. Cet accès à des infrastructures viendrait compléter les achats de fréquences de la part de SpaceX, déjà réalisés auprès d'EchoStar l'année dernière, mais aussi en octobre, avec des fréquences basses, qui permettraient d'accéder à l'intérieur des bâtiments, les fréquences hautes des satellites ne passant pas les murs.
Ces investissements massifs doivent encore être validés par la Federal Communications Commission (FCC), le régulateur américain des télécoms. Mais ils viendraient compléter l'arsenal de SpaceX, qui a déjà obtenu l'autorisation de l'autorité de lancer 15. 000 satellites de deuxième génération, qui seront capables de communiquer directement avec les smartphones, en "direct to cell", sans passer par les antennes 4G/5G au sol.
Avec cette stratégie hybride, reposant à la fois sur ses satellites et sur des fréquences classiques de téléphonie mobile, Elon Musk entend bien dynamiter le marché. Mais le multimilliardaire sud-africain pourrait faire face à plusieurs obstacles de taille. Des limites techniques et légales D'abord, les opérateurs historiques n'ont pas l'intention de se laisser prendre une part du gâteau de la téléphonie américaine, un marché estimé à 235 milliards par le cabinet d'études MoffettNathanson.
AT&T et T-Mobile, propriétaires du réseau loué par EchoStar pour Boost Mobile, pourraient s'opposer à la cession des accords de location si l'accord avec SpaceX était conclu. De plus, les performances actuelles de son réseau "direct to cell" laissent à désirer - d'où l'importance de la mise en orbite de satellites dédiés. En partenariat avec SpaceX, T-Mobile propose en effet une offre satellitaire, pour permettre à ses clients d'envoyer des SMS et de se localiser dans des zones non couvertes par le réseau classique.
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- BFM Business5 nov., 07:34
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