"Une grosse accélération" des commandes de fioul et carburants constate la Fédération française des combustibles, carburants et chauffage
Une augmentation des commandes après le déstockage des réserves stratégiques par le gouvernement note Emmanuel Ampaud, invité sur ICI Bourgogne, président de la Fédération française des combustibles, carburants et…
La Fédération française des combustibles, carburants et chauffage (FF3C) constate "une grosse accélération" des commandes de fioul et de carburants après le déstockage des réserves stratégiques par le gouvernement, affirme mardi 3 novembre sur ICI Bourgogne Emmanuel Ampaud, président du groupe Piretti Energies (implanté en Bourgogne-Franche-Comté) et président de la FF3C. Mi-octobre, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé une baisse de 12 à 18 centimes du gazole à partir du 1er novembre grâce au déstockage de 10 millions de barils de gazole issus des réserves stratégiques de l’État. Conséquences, le prix du gazole mais aussi celui du gazole non routier (GNR) utilisé notamment par les agriculteurs et les pêcheurs, ainsi que le prix du fioul domestique ont baissé.
Lundi 2 novembre, plus de la moitié des stations-service avaient déjà baissé leurs prix, selon le gouvernement. À lire aussi "Il n'y a pas de baguette magique" : on vous explique pourquoi les prix des carburants baissent légèrement, et pourquoi ça risque de ne pas durer "On a eu une sorte d'attentisme de nos clients, qu'ils soient particuliers ou professionnels depuis quelques semaines", explique Emmanuel Ampaud, dont le métier est de livrer du fioul et du carburant aux professionnels. Puis, "dès vendredi, on a eu les premiers afflux de commandes à la fois sur nos sites internet, par téléphone, et là, vraiment, on a une grosse, grosse accélération".
Une libération en "one shot"Les consommateurs "ont non seulement attendu le déstockage, mais en plus, cette baisse de prix arrive au moment où le froid arrive également". Résultat, ce double effet prix/météo "nous contraint à doubler ou tripler nos volumes de livraisons quotidiens", décrit le président de la FF3C. Cette libération des barils par l'État est un "one shot" mais "on peut espérer que, lorsque cette opération sera terminée fin janvier, la situation internationale sera plus favorable et qu'à ce moment-là, on puisse au moins avoir une stabilisation des prix, voire une baisse des prix", dit-il.
Son syndicat regrette néanmoins que d'autres pistes n'aient pas été exploitées pour faire baisser les prix. Il "défend depuis longtemps d'autres mesures : on aurait pu baisser les taxes, baisser la TICPE [Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques]. On aurait pu également suspendre temporairement les certificats d'économie d'énergie qui coûtent aussi 14 à 15 centimes", poursuit Emmanuel Ampaud.
En jouant sur tous ces leviers, "on aurait probablement pu faire une baisse plus importante, mais ce type de décision est à la main de l'Etat", observe-t-il.
Pas encore recoupée
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- Franceinfo3 nov., 09:57
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