"Je ne vais plus au cinéma ni chez le coiffeur" : vivre avec le SMIC, un quotidien sous contraintes
À Dreux, en Eure-et-Loir, plusieurs salariés rémunérés au salaire minimum racontent leurs difficultés à boucler leurs fins de mois. Entre loisirs sacrifiés, courses difficiles et nécessité de cumuler les emplois, la…
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité. Dreux (Eure-et-Loir), un peu plus de 30 000 habitants.
Parmi eux, des salariés au SMIC, parfois toute une vie. Comment s'en sortir, se loger, avoir des loisirs avec le revenu minimum ? France Télévisions a posé la question Dans les yeux des Français.
En pleines vacances scolaires, après-midi bowling pour Stéphanie Roeux et sa famille. Secrétaire à mi-temps dans un lycée, elle est payée au SMIC, 9,74 euros de l'heure. Pour ses vacances, pas de voyage, mais cette sortie à petit budget, 5 euros par personne.
"C'est occasionnel. Là, c'est très rare, donc c'est pour les vacances scolaires et faire plaisir à mon fils. Partir en vacances, on l'a fait cet été, donc on ne peut pas partir à chaque vacances scolaires.
Ce n'est pas possible", explique-t-elle. Des loisirs contraints, mais surtout comment remplir son réservoir de carburant ou son chariot de courses avec moins de 1 500 euros net par mois. Sur un parking de supermarché, deux auxiliaires de vie, Nathalie et Solange.
Pas la même ancienneté et pourtant presque le même salaire. Quelques centimes de plus que le SMIC. Elles n'ont pas l'impression d'être rémunérées à leur juste valeur.
"Absolument pas. Pour 22 ans d'ancienneté, non. Comparé à, par exemple, Madame, qui vient d'arriver, on est quasiment au même salaire", confie la plus ancienne.
Elles n'ont pas assez pour vivre. "Il me faut 1 000 euros de plus", lance la nouvelle arrivante. "Moi, je ne suis pas si gourmande : 500", nuance sa collègue.
"Je ne vais plus au cinéma. Je ne vais plus au coiffeur non plus parce que si je vais chez le coiffeur, j'en ai pour 50 euros, c'est 50 euros de moins de courses. Ça devient compliqué de faire les courses avec le SMIC actuel", ajoute l'autre femme.
Une revalorisation du salaire minimum insuffisanteEn France, plus de 2 millions de salariés touchent le SMIC. Comme Isabelle Feneu, et ça ne lui suffit pas. Elle doit prendre un deuxième travail en plus de son SMIC de vendeuse en boulangerie.
Le salaire minimum a été revalorisé de 3,6 % cette année, mais toujours insuffisant pour subvenir aux besoins de sa famille. "À la fin du mois, sur un salaire, ça fait peut-être 30 euros de plus, mais on ne le voit pas. C'est frustrant, quoi, parce qu'on se dit, c'est du temps qu'on pourrait passer avec nos enfants", regrette-t-elle.
Dans l'entreprise, la quasi-totalité des 1 100 salariés sont au SMIC. Le patron assure ne pas avoir les moyens de tous les augmenter. La solution, selon lui, réduire les charges sur les plus basses rémunérations.
Pas encore recoupée
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- Franceinfo1 nov., 23:19
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Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
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