Un niveau de défiance très élevé: 83% des patrons de très petites entreprises estiment que les candidats à la présidentielle comprennent mal leurs difficultés
À l’approche de la présidentielle de 2027, les dirigeants de très petites entreprises (TPE) expriment une défiance record envers le gouvernement et la classe politique, jugés déconnectés de leurs difficultés, ce qui…
Les dirigeants de très petites entreprises (TPE) abordent la campagne présidentielle de 2027 avec une grande défiance envers la classe politique, estimant en majorité que les candidats ne prennent pas suffisamment en compte les enjeux économiques, selon le dernier baromètre* Ifop-Fiducial publié jeudi 29 octobre. Ils sont 83% à juger que les candidats comprennent mal les problématiques spécifiques des TPE, 79% à considérer que les partis ne traitent pas suffisamment les sujets qui les préoccupent et 62% à estimer que la croissance n'est pas une préoccupation majeure des prétendants à l'Élysée. Dans ce contexte, 77% adoptent une attitude attentiste face à la situation politique et économique, reportant leurs projets d'investissement ou de recrutement.
Les patrons de TPE portent un jugement sévère sur l'action du gouvernement. Quelque 83% considèrent que les engagements pris lors de la réélection d'Emmanuel Macron n'ont pas été respectés et 90% ne font pas confiance aux mesures économiques annoncées par l'exécutif, un niveau record pour ce baromètre. Les partis et les parlementaires discrédités De même, 90% sont pessimistes sur le climat général des affaires en France, là encore un record et un bond de 17 points par rapport au trimestre précédent.
Ce malaise est concomitant à de nombreux freins ressentis par ces entreprises. Particulièrement l'augmentation des prix (citée par 84% des dirigeants interrogés), le coût de l'énergie (82%), le poids des procédures administratives (80%), à égalité avec le montant des cotisations sociales et de la fiscalité. Ces patrons attendent des candidats des propositions concrètes sur le pouvoir d'achat et les salaires (52%), la fiscalité (51%) et la croissance, l'emploi et le chômage (51%).
Parmi les propositions déjà sur la table, ils se montrent favorables à la mise en place d'une règle d'or sur le budget de l'État, interdisant de dépenser davantage que les recettes (à 87%), à un plan de soutien aux TPE-PME (à 83%), ou à l'augmentation globale des salaires (78%). Les élus locaux sont ceux à qui les dirigeants continuent d'accorder le plus de crédit (63%), loin devant les partis politiques (15%) et les parlementaires (22%). *L'enquête a été réalisée du 21 septembre au 9 octobre auprès de 1.
006 dirigeants de TPE de moins de 20 salariés.
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- BFM Business29 oct., 17:46
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