Vie chère, salaires, conditions de travail… Quelles sont les revendications des manifestants ?
Près de 1,6 million de personnes ont manifesté jeudi 5 novembre selon la CGT, contre 575 000 selon le ministère de l'Intérieur. Des enseignants et des avocats se sont notamment mobilisés pour défendre leurs propres…
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité. C'est une habituée des récentes mobilisations.
Christelle, salariée du privé, manifeste encore et toujours contre la vie chère. "Je ne gagne pas des mille et des cents. Il faut faire attention à la fin du mois, les courses deviennent de plus en plus chères", confie-t-elle, jeudi 5 novembre, dans les rues de Paris.
Même dilemme quotidien pour une mère de famille au RSA, qui a manifesté à Lyon (Rhône). "Je cumule les pirouettes au niveau financier. Là, c'est l'électricité qui va bientôt être mise en réduction.
Ce sont des repas qu'on a sautés avec les minots, je ne les compte plus", explique-t-elle. Beaucoup demandent une hausse des salaires. "J'ai la chance de percevoir quelques prestations sociales comme la prime d'activité.
Si je n'avais pas ça, c'est sûr et certain que je ne pourrais pas vivre tout simplement", affirme un père isolé à Bordeaux (Gironde). "Le métier ne plaît plus", déplore une enseignantePartout en France, les voix des lycéens s'élèvent toujours. Ils sont déterminés à maintenir la pression sur le gouvernement.
À leurs côtés, des enseignants venus défendre leurs propres revendications. "Le métier ne plaît plus, ne convainc plus. J'entends sans cesse dire que nous avons beaucoup de vacances, mais je pense que si c'était vraiment si bien que ça, le métier de professeur, on n'aurait pas de problème de recrutement", déclare une enseignante.
De nombreux avocats, eux aussi, dénoncent des conditions de plus en plus difficiles. "Globalement, on demande plus de moyens pour le service public de la justice. Il faut savoir qu'il y a des délais qui sont intenables pour les justiciables.
Il faut savoir qu'à Marseille (Bouches-du-Rhône), il y a de l'eau dans le palais de justice. Globalement, il y a une dérive vers un État autoritaire que nous aussi, on subit", déplore un avocat. Pour tenter de répondre à la colère de la rue, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé une conférence sociale avec les syndicats et le patronat.
Elle se tiendra lundi 9 novembre.
Pas encore recoupée
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- Franceinfo6 nov., 08:55
| Éditeur Franceinfo (niveau établi) | +76 |
| Chiffres vérifiables cités | +3 |
| Résumé détaillé | +2 |
| Total | 81 |
Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
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