Alstom : Les actionnaires se prononcent contre le versement de la (grosse) prime de départ de l’ancien directeur général
Les actionnaires d’Alstom ont voté en majorité contre le versement d’une prime de départ à hauteur de 1.325.964 euros à l’ancien directeur général Henri Poupart-Lafarge
Un chèque de plus d’un million d’euros qui ne sera pas encaissé. Les actionnaires d’Alstom ont refusé jeudi que le groupe de construction ferroviaire paie la (grosse) prime de départ de son ancien directeur général Henri Poupart-Lafarge, parti le 31 mars, selon leur vote en assemblée générale. La résolution, rejetée par 50,38 % des actionnaires, reprenait les termes d’un « accord transactionnel » conclu « le 27 février 2026 » entre le conseil d’administration d’Alstom et l’ancien directeur général, a indiqué aux actionnaires Baudouin Prot, ancien directeur général de BNP Paribas, administrateur indépendant d’Alstom qui préside le comité de nominations et de rémunération.
Cet accord prévoyait « le versement d’une indemnité transactionnelle d’un montant de 1. 325. 964 euros en contrepartie de l’engagement de Henri Poupart-Lafarge de continuer à coopérer avec la société concernant diverses procédures précontentieuses ou contentieuses qui impliquent la société », a expliqué M.
Prot avant de le soumettre au vote. Aucune motivation n’a été donnée au rejet de la résolution 9. Interrogé, Alstom n’a pas souhaité commenter jeudi soir la décision de l’assemblée générale, qui est « souveraine », a indiqué un porte-parole.
Une rémunération approuvée à 1. 050. 000 euros pour le nouveau directeur général Les actionnaires ont néanmoins approuvé la rémunération de l’ancien dirigeant, qui s’élève pour sa partie fixe à 950.
000 euros sur une base annuelle, ainsi que celle de son successeur Martin Sion, venu d’Ariane Group et de Safran, dont la partie fixe annuelle a été réévaluée et fixée à 1. 050. 000 euros depuis le 1er avril.
Henri Poupart-Lafarge n’avait pas sollicité de renouvellement de son mandat. La performance du géant mondial de la construction ferroviaire Alstom est alourdie par le recul de ses marges, rognées par ses « difficultés d’exécution » qui ont entraîné de nombreux retards de livraison auprès de gros clients comme la SNCF et la RATP. « La question est, est-ce que c’est irrémédiable ?
Non ce n’est pas irrémédiable. Ce qu’il faut, c’est améliorer la performance opérationnelle », a déclaré le nouveau patron, Martin Sion, devant les actionnaires jeudi. Il prévoit d’optimiser l’empreinte industrielle d’Alstom, mais n’a donné aucun détail.
Le groupe doit présenter un plan de réorganisation début 2027.