« Cette pratique est interdite » : la DGCCRF met fin aux tarifs flexibles des billets d’avion après achat de Volotea
La compagnie à bas coûts espagnole avait décidé d’appliquer un ajustement du prix de ses billets après paiement en fonction du cours du pétrole. La pratique de Volotea a été épinglée par l’autorité chargée de la répressi

Augmenter le prix du billet d’avion après achat ? C’est non. La DGCCRF a tranché et confirmé que « cette pratique commerciale est interdite ». L’autorité chargée de la répression des fraudes a ainsi annoncé vendredi 10 juillet avoir mis fin à ce dispositif de la compagnie aérienne Volotea. La compagnie à bas coûts espagnole avait en effet mis en place mi-mars ce qu’elle appelait un « engagement de voyage équitable », qui lui permettait d’ajuster le prix de ses billets après paiement, à la hausse ou à la baisse en fonction du cours du pétrole, qui avait fortement augmenté en raison de la guerre au Moyen-Orient.
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes s’est appuyée sur un règlement européen de 2008 (article 23 du règlement 1008/2008) pour prendre sa décision. Cette interprétation confirme celle de la Commission européenne, qui début mai avait aussi précisé que la pratique était en infraction avec les règles européennes.
Le supplément réclamé par Volotea pouvait monter jusqu’à 14 euros
« Le service national des enquêtes de la DGCCRF a donc enjoint à la société Volotea de cesser ces pratiques sous peine d’une astreinte de 3 000 euros par jour de retard en cas d’inexécution », a poursuivi la DGCCRF. « La société Volotea s’est mise en conformité à l’issue de la mesure d’injonction », a-t-elle précisé.
Volotea tente de calmer le bad buzz lié au supplément carburant sur ses billets d’avion
Le supplément à régler pour pouvoir s’enregistrer sur un vol réservé pouvait monter jusqu’à 14 euros. Volotea indiquait que 97 % de ses clients choisissaient de confirmer leur vol, et de s’acquitter de la somme demandée. Volotea s’engageait à rembourser ses clients une partie du prix si le baril était à moins de 65 dollars. En revanche, au-delà de 75 dollars, le prix était augmenté. Or, au moment où cette politique tarifaire avait été lancée, mi-mars, le baril de Brent valait aux alentours de 100 dollars.