Le dollar fait du surplace, le marché espère un apaisement au Moyen-Orient

Le dollar demeure quasiment stable vendredi, le marché des changes voulant croire à une désescalade au Moyen-Orient et à une poursuite des négociations entre Washington et Téhéran. Vers 18H45 GMT, le billet vert glanait 0,15% face à la monnaie unique européenne, à 1,1414 dollar pour un euro, et grappillait 0,11% face à la devise britannique, à 1,3394 dollar pour une livre sterling. «Les tensions géopolitiques ne parviennent pas à ébranler le marché», qui «s'abstient d'adopter une position tranchée à la suite des récentes frappes impliquant les États-Unis et l'Iran», a résumé Antonio Ruggiero, analyste chez Convera.
Donald Trump a réaffirmé que le cessez-le-feu en vigueur depuis avril était bel et bien «terminé» après la reprise des hostilités cette semaine, mais a déclaré vendredi avoir accepté de continuer les discussions avec l'Iran. Dans le même temps, une délégation du Qatar, pays médiateur entre les deux camps, est arrivée vendredi à Téhéran pour des pourparlers, a rapporté un média local iranien. Selon les analystes, ces derniers développements permettent d'alléger la pression sur les marchés, où les prix du pétrole sont en baisse vendredi.
Et les actifs considérés comme plus risqués - comme les actions ou le bitcoin (+0,93%) - évoluent globalement dans le vert. «Il n'y a guère de signes indiquant que les opérateurs se détournent des actifs à risque au profit des valeurs refuges (comme le dollar, NDLR), ce qui laisse penser qu'ils ne craignent pas une aggravation des risques géopolitiques au cours du week-end», expliquent les experts de Scotiabank. En parallèle, la devise japonaise, qui avait atteint fin juin un plus bas depuis 40 ans face au billet vert, prenait vendredi 0,42%, à 161,73 yens pour un dollar.
La ministre japonaise des Finances Satsuki Katayama a appelé les fonds de pension du pays à accroître leurs participations dans des actifs nationaux, à l'occasion d'un point presse vendredi sur les projets d'investissements du gouvernement, a rapporté le Japan Times. «Cette déclaration est arrivée de nulle part» et a dopé le yen, mais sa hausse devrait rester modérée par les craintes de ne pas voir le Japon remonter ses taux directeurs suffisamment rapidement, a relaté Derek Halpenny, analyste chez MUFG.