Crypto : la Corée du Nord dément avoir piraté Binance et dénonce une « provocation » américaine
La Corée du Nord dément toute implication dans la cyberattaque qui a frappé Binance, la plus grande plateforme d'échange de cryptomonnaies au monde. Répondant aux accusations du FBI, Kim Yo-jong, la sœur du dirigeant…
La Corée du Nord dément toute implication dans la cyberattaque qui a frappé Binance, la plus grande plateforme d’échange de cryptomonnaies au monde. Répondant aux accusations du FBI, Kim Yo-jong, la sœur du dirigeant suprême Kim Jong-un, dénonce une « rhétorique absurde » et une « provocation » américaine.
La semaine dernière, des pirates ont siphonné les portefeuilles de Binance , la plus grande plateforme d’échange de cryptomonnaies au monde. En moins de 20 minutes, les cybercriminels se sont emparés de plus de 6 milliards de dollars d’actifs numériques. C’est le plus gros braquage de l’histoire des cryptos, devant le casse de Bybit un an plus tôt.
Tous les soupçons se sont rapidement tournés vers la Corée du Nord. Deux jours après la cyberattaque, le FBI a officiellement attribué l’attaque à TraderTraitor , un gang de pirates au service du régime nord-coréen. Membre du célèbre collectif Lazarus, ce gang opère à la demande des services de renseignement de la Corée du Nord. Pour le FBI, il ne fait aucun doute que le pays est « responsable » du vol. Ces dernières années, les pirates nord-coréens ont multiplié les attaques contre les plateformes d’échange et les protocoles de cryptomonnaies. L’an dernier, ils ont dérobé plus de 2 milliards de dollars de cryptodevises, estime Chainalysis. Coupé des circuits financiers par les sanctions internationales, Pyongyang considère les vols de cryptomonnaies comme une importante source de financement. L’argent amassé servirait notamment à financer le programme nucléaire et militaire du pays.
Sans grande surprise, la république populaire démocratique de Corée (RPDC) dément toute implication dans le piratage de Binance. Quelques jours après la cyberattaque, Kim Yo-jong, la sœur du dirigeant Kim Jong-un, a balayé les accusations du FBI lors d’une prise de parole officielle. Elle dénonce « une rhétorique absurde » et « une provocation éculée » de la part des États-Unis.
« Ce n’est pas la première fois que les États-Unis tentent de répandre une image déformée de la RPDC au sein de la communauté internationale, en associant aveuglément la RPDC aux incidents de “cybercriminalité” chaque fois qu’ils surviennent à l’échelle internationale » , affirme Kim Yo-jong.
Selon elle, le FBI cherche à faire passer la Corée du Nord pour un « État cybercriminel » . Kim Yo-jong ajoute que la « position constante » du gouvernement nord-coréen est de « s’opposer résolument à toutes sortes d’actes malveillants dans le cyberespace » . Ce démenti n’a rien d’une surprise. Pyongyang a toujours nié être à l’origine des cyberattaques attribuées à des gangs criminels nord-coréens.
En parallèle, Binance tente de tourner la page de la cyberattaque. Ce week-end, la plateforme a commencé à rouvrir les retraits de cryptos, suspendus dans le sillage du hack. Comme il fallait s’y attendre, de nombreux clients, échaudés par le piratage, en ont profité pour retirer leurs actifs numériques. Le jour de la réouverture, Binance a traité 4,6 milliards de dollars de retraits, pour seulement 1 milliard de dépôts. Plus de 5 milliards de dollars ont été retirés de la plateforme. Binance assure que les retraits se sont désormais stabilisés. La plateforme ne fait pas face à une vaste fuite de capitaux.
Pas encore recoupée
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- 01net3 nov., 11:15
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