Malgré une activité qui patine, le gouvernement maintient ses prévisions à 0,5% de croissance et 5,4% de déficit pour 2026
Le gouvernement table toujours sur une croissance de 0,5% et un déficit de 5,4% du PIB cette année malgré une économie à la peine.
Le gouvernement a maintenu sa prévision d'un déficit public à 5,4% du produit intérieur brut (PIB) en 2026 et d'une croissance de 0,5%, malgré les incertitudes qui pèsent sur l'économie, selon le projet de loi de finances de fin de gestion pour 2026 présenté mercredi. Ce texte budgétaire a d'abord été présenté en conseil des ministres, avant d'être discuté au Parlement dans l'après-midi. Sa publication intervient quelques jours après celles des chiffres de la croissance française au troisième trimestre par l'Insee, qui a rapporté un nouveau recul de la création de richesses de 0,1%.
Le PIB avait déjà baissé de 0,2% au premier trimestre avant de stagner au deuxième. Ces prévisions sont "en deçà des attentes", et "ont surpris tous les prévisionnistes", a déclaré le ministre de l'Économie, Roland Lescure, à l'issue du conseil des ministres. Mais il n'y a "aucune raison" d'ajuster cette cible (de déficit), il s'agit "d'une estimation solide que nous maintenons", a-t-il soutenu.
"Les mauvaises nouvelles macroéconomiques n'affectent que très peu la prévision de finances publiques pour 2026 qui est à ce stade de l'année très largement construite à l'aide des remontées comptables", a notamment justifié le ministre de l'Economie, Roland Lescure, à l'issue du conseil des ministres. Une prévision "un peu optimiste" pour le gouverneur de la Banque de France La veille, le gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, avait pourtant dit que la prévision de croissance de l'institution, à 0,4% en 2026, était "un peu optimiste" et serait révisée mi-décembre, a indiqué la banque de France, confirmant Bloomberg. Le texte contient également plusieurs mesures pour répondre notamment aux conséquences des épisodes de sécheresse et de feux de forêt de l'été afin de "renforcer les moyens de la sécurité civile", ou pour ouvrir des financements consacrés à la généralisation du repas à 1 euro dans les restaurants universitaires selon le texte.
Il prévoit le recrutement de 276 postes, pour l'essentiel au bénéfice du réseau des œuvres universitaires et scolaires (+185 Équivalents temps plein). Le texte prévoit d'ouvrir de nouveaux crédits pour 3,7 milliards d'euros, compensé par des annulations à hauteur de 3,8 milliards d'euros. Le financement du parc d'hébergement d'urgence est renforcé à hauteur de 700 millions d'euros, tout comme la mission de Défense du même montant face aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient.
Le programme France 2030 est en revanche amputé de 600 millions d'euros, tout comme la mission "Travail, emploi et administration des ministères sociaux".
Pas encore recoupée
Seule la rédaction BFM Business rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- BFM Business4 nov., 13:10
| Éditeur BFM Business (niveau établi) | +76 |
| Chiffres vérifiables cités | +3 |
| Total | 79 |
Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
