Statu quo à la Fed malgré deux votes pour une hausse – Bitcoin repasse les 81 000 $
Statu quo à la Fed ce 28 octobre, mais Lisa Cook et Beth Hammack voulaient déjà une hausse. Le Bitcoin repasse les 81 000 $ avant décembre. L’article Statu quo à la Fed malgré deux votes pour une hausse – Bitcoin…
Encyclopédie du Coin Améliorez vos connaissances sur les cryptos
La Réserve fédérale américaine a laissé ses taux directeurs inchangés ce mercredi 28 octobre, entre 3,75 % et 4,00 %. Dix voix pour, deux contre. Lisa Cook et Beth Hammack voulaient relever la fourchette d’un quart de point sans attendre, et le 12-0 de septembre n’aura donc tenu qu’une réunion. Kevin Warsh gagne du temps six semaines après la première hausse depuis 2023 et promet que le comité « assurera la stabilité des prix ». Le Bitcoin cotait 80 750 $ avant l’annonce et repasse les 81 000 $ dans l’heure qui suit.
Tous les bonus Gate EU du moment réunis au même endroit, cumulables avec le Rewards Hub (10 000+ USDC) Profiter des bonus Gate EU Lien commercial
Le communiqué tombe à 14 heures à Washington, 19 heures à Paris, et il est aussi court qu’un SMS de rupture. La fourchette reste à 3,75-4,00 % , là où la hausse du 16 septembre l’avait déposée. L’économie ? Elle « se développe à un rythme soutenu ». Les créations de postes « ont suivi le rythme de la population active », la productivité est « forte » et l’investissement « solide ». Qu’on en juge : à lire la Fed, tout va bien, sauf les prix.
« L’inflation reste élevée. L’accumulation d’informations supplémentaires aidera le Comité à déterminer l’orientation de politique monétaire appropriée pour assurer un retour rapide de l’inflation vers l’objectif de 2 %. Le Comité assurera la stabilité des prix. »
La dernière phrase ne figurait pas dans le texte de septembre, et un banquier central n’écrit pas « assurera la stabilité des prix » pour décorer.
Le vote a été acquis par 10 voix contre 2. Deux dissidentes, la gouverneure Lisa Cook et la présidente de la Fed de Cleveland Beth Hammack, voulaient relever les taux d’un quart de point dès aujourd’hui. Toutes deux penchent du côté des faucons, ces membres qui préfèrent serrer la vis plutôt que d’attendre.
Pas de dot plot cette fois, ce nuage de points où chaque membre dépose son pronostic de taux ne revient qu’en décembre. Le marché n’a donc que trois paragraphes et une conférence de presse à 19h30 pour deviner où Kevin Warsh veut aller. Devant la presse, il a justifié la pause par les premiers effets de la hausse de septembre :
Seule la rédaction Journal du Coin rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
« Nous avons commencé à voir des changements dans les conditions financières et de crédit. Elles se sont resserrées pour certaines entreprises et certains ménages, comme on pouvait s’y attendre. »
Sans aller jusqu’à les qualifier de « tendues » , il y voit un chemin vers la stabilité des prix.
Le statu quo lui-même n’a surpris personne. CME FedWatch, qui lit les anticipations dans les contrats à terme sur les fonds fédéraux, lui donnait 93,4 % de probabilité la veille. Seule BofA Securities voyait « un argument pour une hausse dès octobre ». Avec deux voix sur douze, l’économiste Aditya Bhave n’était pas si loin du compte.
Le tableau de bord de la Fed a viré à l’orange en septembre. L’indice des prix à la consommation a grimpé de 0,6 % sur le mois et de 3,7 % sur un an , d’après le Bureau of Labor Statistics . C’est plus que les 3,4 % d’août et plus que les 3,6 % attendus. L’essence a bondi de 9,1 % en un mois, le baril de WTI (le brut américain) a franchi les 100 $ sur fond de guerre entre les États-Unis et l’Iran. Hors énergie et alimentation, l’inflation sous-jacente ressort à 2,6 %, elle aussi en hausse.
De l’autre côté du mandat, l’emploi cale. L’économie américaine n’a créé que 29 000 postes en septembre et le chômage est monté à 4,2 %. Relever les taux pour calmer les prix quand les embauches ralentissent déjà, voilà le cauchemar de tout banquier central. Le faire à six jours des élections de mi-mandat du 3 novembre, où « l’accessibilité financière est la préoccupation principale » des électeurs selon Deutsche Bank, relève du sport extrême.
Ajoutez la Maison Blanche au tableau. Donald Trump réclamait en septembre « les taux les plus bas du monde » et Kevin Warsh vient de lui offrir une pause plutôt qu’une baisse. Le rendement du 10 ans américain a même repassé les 5 %, à 5,02 % ce mercredi.
Le vrai message du jour est dans le non-dit. En septembre, 16 des 18 membres du comité voyaient au moins une hausse de plus avant la fin 2026 et la médiane des projections pointait à 4,1 %, un quart de point au-dessus du niveau actuel. Kevin Warsh avait résumé la philosophie maison d’une formule, « nous avons retiré une dose d’accommodation ». La dose reste au placard ce soir, mais deux membres ont déjà la main sur la poignée.
Les contrats à terme donnent 86 % de probabilité à une hausse les 8 et 9 décembre, d’après CME FedWatch. Il y a un mois, le marché en attendait même deux d’ici la fin de l’année. Paul Eitelman (Russell Investments) table sur « une hausse de plus en fin d’année » et Glenmede évoque « une poignée de hausses jusqu’à mi-2027 » si les prix des services ne se calment pas. Deutsche Bank joue le contre-pied avec une Fed qui préférerait « rester hors des gros titres » pendant la campagne des midterms. Vu les deux dissidences du jour, cette Fed-là a du mal à se faire discrète.
Interrogé sur la suite, Kevin Warsh n’a rien promis pour décembre, fidèle à son refus de la guidance prospective. Il a préféré annoncer une réforme de la maison : la Fed garde huit réunions par an , mais en 2027 , l’une sera consacrée exclusivement à la stratégie monétaire, « sans vote sur le taux des fed funds ni communiqué » . En 2028 , elles seront deux, pour six réunions de décision.
Côté crypto, la décision n’a pas fait trembler grand monde. Le Bitcoin cotait 80 750 $ juste avant 19 heures, d’après TradingView. Il a d’abord glissé à 80 616 $. Puis il est reparti, jusqu’à toucher 81 224 $ dans l’heure, et s’échangeait autour de 81 000 $ à 20 heures. Le marché avait tout anticipé, sauf les deux voix pour une hausse. L’Ether cotait autour de 2 330 $, en léger recul sur 24 heures.
Le précédent du 16 septembre invite à ne pas crier victoire. Ce jour-là, le Bitcoin « traînait sous les 76 000 $ » avant la hausse, puis a oscillé entre 75 000 et 76 500 $ dans l’heure. Lewis Huang (Bitget) relevait alors que le BTC avait bougé quatre fois plus que le S&P 500 lors des deux réunions précédentes. Pour un actif vendu comme décorrélé, ça ne s’invente pas.
Le décor a changé depuis. Le cours du Bitcoin a repris environ 6 % depuis la mi-septembre, pour une capitalisation de 1 619 milliards de dollars, et reste 36 % sous son record de 126 080 $. Avec un 10 ans à 5 %, chaque quart de point supplémentaire renchérit le coût d’opportunité d’un actif qui ne verse rien, et les deux faucons du jour viennent de le rappeler à tout le monde.
Prochain rendez-vous les 8 et 9 décembre avec un nouveau dot plot. Si les contrats à terme ont raison à 86 %, la fourchette finira l’année à 4,00-4,25 %. D’ici là, le Bitcoin aura encaissé les élections de mi-mandat du 3 novembre et l’inflation d’octobre, publiée mi-novembre. Le statu quo de juillet, voté 9 contre 3 , avait envoyé le Bitcoin sous les 63 500 $. Celui d’octobre, voté 10 contre 2, se joue 17 500 $ plus haut.
Gate EU réunit ses meilleures offres au même endroit : bonus de bienvenue, promotions en cours et récompenses du Rewards Hub, le tout cumulable. Une plateforme régulée MiCA, avec dépôts et retraits en euros, pour trader dans un cadre européen clair. Profiter de l'offre Gate Lien commercial
Tombée dans le terrier du lapin blanc en 2017, je suis passée de lectrice assidue à Rédactrice en chef du Journal du Coin. J’aime m'investir dans les coulisses de projets pour porter ma vision d'un futur décentralisé. Amoureuse des belles lettres, je coordonne nos équipes pour transformer la complexité technique en une information humaine, précise et sans jargon inutile. Entre entrepreneuriat et rédaction, ma mission est claire : vulgariser demain, mais le faire aujourd'hui.
Les actus qui comptent, résumées en 2 minutes. Du lundi au vendredi, dans votre boîte mail.
Ce site utilise Google Analytics pour collecter des informations anonymes telles que le nombre de visiteurs du site et les pages les plus populaires.