« Signalements anonymes », soupçons de corruption et enquête interne : ce scandale qui empoisonne Malakoff Humanis, le géant de la protection sociale
RÉCIT - Le poids lourd de la complémentaire santé est secoué depuis des mois par des soupçons de corruption. Son directeur général est sur la sellette. Un cabinet de chasseurs de têtes lui cherche un remplaçant.
Les jours de Thomas Saunier à la tête de Malakoff Humanis sont sûrement comptés. Le directeur général, qui n’a plus mis les pieds à son bureau parisien depuis plus de deux semaines, est éclaboussé par des soupçons « de corruption commise en bande organisée » visant le deuxième groupe français de protection sociale, qui emploie 10. 500 personnes.
Malakoff Humanis est un poids lourd de la complémentaire santé, de la prévoyance et de l’épargne, qui gère aussi une partie du système de retraite complémentaire privée, Agirc-Arrco. Il protège 10 millions de personnes et revendique plus de 72 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Son conseil d’administration est composé de représentants des partenaires sociaux et les postes de la gouvernance sont répartis entre des représentants du patronat et des organisations syndicales de salariés, dans le cadre du système paritaire qui gère les organismes de Sécurité sociale.
Des « signalements anonymes » à la justice en provenance de chez Malakoff Humanis sont à l’origine de cette affaire complexe. Le 2 mars, le Parquet national financier (PNF) ouvre une enquête préliminaire pour « corruption active et passive privée commise en bande organisée ». Les investigations sont confiées à la brigade financière et anticorruption.
Pas encore recoupée
Seule la rédaction Le Figaro rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- Le Figaro28 oct., 20:15
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