Au Brésil, les milieux financiers penchent pour les promesses d’extrême droite de Flavio Bolsonaro
Dans le cœur financier de Sao Paulo, investisseurs et banquiers affichent leur soutien aux coupes dans les dépenses publiques, privatisations et baisses d’impôts prônées par Flavio Bolsonaro, préféré au président…
Au cœur du quartier financier de São Paulo, les investisseurs et les banquiers se tournent vers la présidence de Flavio Bolsonaro, percevant dans ses propositions une occasion de redresser la balance macroéconomique du pays.
Flavio Bolsonaro, brésilien de gauche radicale chevronné, propose des coupes marquées aux dépenses publiques, un plan de privatisation de sociétés d’État longtemps stérile, ainsi que la suppression progressive de certains impôts à la source, afin de créer un climat plus favorable aux entreprises. Cette combinaison de mesures est en apparence conforme aux prescriptions d’un modèle de dérégulation.”
Pour les acteurs du secteur financier, l’initiative de Bolsonaro promet une réduction des coûts d’exploitation pour les entreprises, amélioration de la compétitivité des actifs immobiliers et des infrastructures, ainsi qu’une potentielle hausse des rendements sur les prêts bancaires. Une hausse du pouvoir de négociation pour les banques face aux obligations d’État, ainsi qu’une plus grande marge de manœuvre pour la dette.
Les marchés financiers ont réagi dès que les premières annonces ont fait surface dans les médias. Les actions brésiliennes à forte exposition aux matières premières et aux secteurs liés à l’infrastructure se sont admises dans la moitié des zones franches, tandis que les obligations d’État ont montré une légère condensation de la demande, suggérant une incertitude accrue quant aux futures hausses de taux.
Au-delà de la perspective de meilleures marges pour les acteurs privés, les implications budgétaires sont lourdes à considérer. Les campagnes anti‑coupes et les mouvements de la classe moyenne s’opposent à la baisse des revenus ciblés, et la législation devra également tenir compte des potentiels recours juridiques et de la mobilisation sociale.
Il faudra surveiller de près les prochaines sessions du Congrès, où des projets de loi preliminaires pourront être introduits pour délayer ou reformuler ces mesures. Le potentiel d’une acceptation partielle des propositions permettrait de diminuer sérieusement les tensions, mais un refus total, quant à lui, risque de freiner l’attractivité extérieure du marché brésilien, entraînant une baisse des flux d’investissement étrangers.
