Une baisse de 18 euros en un an : rattrapés par l’inflation, les Français font moins de dons, selon une étude
La grande majorité (86%) de ceux qui donnent moins explique qu’ils ne peuvent plus se le permettre comme avant (86%), selon le baromètre annuel des générosités réalisé par Leetchi avec Odoxa.
Sur fond d’accélération de l’inflation et de flambée des prix à la pompe, la générosité des Français s’essouffle. Selon la huitième édition du baromètre des générosités réalisé par la plateforme de cagnottes en ligne Leetchi avec l’institut Odoxa, le don moyen annuel est retombé à 204 euros en 2026, en baisse de 18 euros sur un an. Il retrouve ainsi son niveau de 2024, et est même l’un des quatre plus bas enregistrés par cette étude annuelle, après deux années de hausse.
Dans le détail, un tiers des Français (33%) déclarent avoir réduit leurs dons cette année, contre 9% seulement qui les ont augmentés. Et la raison est avant tout budgétaire : la grande majorité de ceux qui donnent moins explique qu’ils ne peuvent plus se le permettre comme avant (86%). Cette cause arrive loin devant les doutes sur l’utilisation des fonds (66%).
Le contexte économique n’aide pas : sur un an, les prix à la consommation ont augmenté de 3,1% en septembre, selon l’Insee, au plus haut depuis janvier 2024, portés par la hausse des prix de l’énergie (+21,3% sur un an). Une situation qui pèse sur le portefeuille des Français, mais aussi sur leur moral : 90% des sondés sont inquiets pour l’avenir économique et 85% disent subir l’impact de la hausse des prix des carburants, selon l’étude de Leetchi. » LIRE AUSSI - Cagnottes, storytelling et vues à la clé...
Entre générosité et mise en scène, les influenceurs font de la pauvreté un contenu viral Chute des dons des 35-49 ans La baisse de la générosité touche particulièrement les 35-49 ans, qui donnent 127 euros de moins en 2026 par rapport à 2025, portant leur don moyen à 150 euros. Paradoxalement, malgré la précarité croissante des étudiants, les jeunes (18-24 ans) voient leur don moyen bondir de 126 euros en un an, pour atteindre 256 euros. Et ce, alors que c’est cette catégorie d’âge qui a le plus fait appel à l’entraide pour s’en sortir sur l’année écoulée.
Au total, près d’un Français sur cinq a dû faire appel à la solidarité cette année, d’abord pour les dépenses courantes : factures, loyer, transport, courses. Géographiquement, la baisse des dons touche d’abord les territoires déjà fragiles, comme les Hauts-de-France, mais aussi la région PACA et l’Occitanie, qui figurent parmi les régions métropolitaines au taux de pauvreté le plus élevé, ou encore le Centre-Val de Loire. Moins donner ne signifie pas pour autant avoir moins à cœur d’aider les personnes en difficulté, pointe l’étude.
«Face au recul des dons contraint par la crise, les Français n’ont pas renoncé à la solidarité pour autant et placent le sujet au cœur de l’échéance politique à venir», note Leetchi. Pour preuve, 73% des électeurs sondés affirment que les propositions des candidats sur la solidarité compteront dans leur vote à la présidentielle, tandis que 76% jugent les responsables insuffisamment engagés sur le sujet. Seuls 13% estiment que l’État renforce la solidarité en France.
Pas encore recoupée
Seule la rédaction Le Figaro rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- Le Figaro28 oct., 08:16
| Éditeur Le Figaro (niveau établi) | +76 |
| Chiffres vérifiables cités | +3 |
| Résumé détaillé | +2 |
| Total | 81 |
Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
