Coup de pouce ou pas? Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou "espère" pouvoir faire des annonces sur le Smic "autour du 5 novembre"
Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a dit ce mardi 3 novembre devant l'Assemblée nationale espérer pouvoir faire des annonces pour "réenclencher la dynamique salariale dans notre pays" autour du jeudi 5…
+1 ou +10%? Coup de pouce ou pas? Ce mardi 3 novembre, devant les députés de l'Assemblée nationale, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a dit espérer pouvoir faire des annonces pour "réenclencher la dynamique salariale dans notre pays" autour du jeudi 5 novembre, jour d'une mobilisation intersyndicale pour les salaires.
"J'espère qu'avec l'ensemble des partenaires, nous serons en capacité de converger, j'espère que le gouvernement, autour du 5 novembre, sera en capacité de présenter des mesures de nature à réenclencher la dynamique salariale dans notre pays", a déclaré Jean-Pierre Farandou lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. Le ministre du Travail a reçu ces derniers jours organisations syndicales et patronales sur ce sujet. Il a indiqué avoir jeté avec elles "les bases d'un logiciel", comprenant un travail sur le Smic - un sujet qui n'est "pas tabou" mais pour lequel le gouvernement doit être attentif aux conséquences pour "l'emploi" d'une hausse.
Vers une hausse anticipée au 1er décembre Parmi les pistes sur la table, la revalorisation du Smic, normalement prévue le 1er janvier prochain, anticipée d'un mois, soit le 1er décembre. À cela, s'ajouterait peut-être un coup de pouce accordé par le gouvernement, ce qui divise les partenaires sociaux et hérisse particulièrement le patronat. Et pour cause, les parties prenantes des discussions des derniers jours partent du principe que, compte tenu de l'inflation galopante des derniers mois, la revalorisation mécanique du salaire minimum se situerait déjà aux alentours de 0,8 à 1%.
Ce qui est insuffisant pour les syndicats - la CFDT réclamant une hausse du Smic de 100 euros net, la CGT et FO exigent même 150 euros en plus. Ce qui reviendrait à +7%, voire +10% de revalorisation. De son côté, la CFTC est plus modérée et espère une augmentation de 2% du salaire minimum légal, ou a minima +1,6%.
Les attentes des syndicats, si elles sont bien considérées par le gouvernement, impliqueraient en tout cas que ce dernier concède ce fameux coup de pouce. S'il a bien lieu, il semble peu probable qu'il réponde aux syndicats les plus exigeants. D'autant que le gouvernement risquerait de se mettre à dos le patronat, qui rappelle que le Smic a déjà été revalorisé de 2,41% en juin dernier, une hausse mécanique déclenchée par l'inflation qui avait franchi le seuil symbolique des 2% en mai, sous l'effet de la flambée des prix de l'énergie.
Cette hausse s'ajoutant déjà à celle du 1er janvier 2026, de +1,18%, les organisations patronales redoutent une augmentation globale du Smic de plus de 5% au cours de cette année. Soit une évolution plus soutenue que pour les salaires au-delà du minimum légal, pour lesquels les revalorisations observées tournent plutôt aux alentours de 2%. Réhausser les grilles de salaires Le ministre du Travail a par ailleurs évoqué ce mardi un travail à mener, selon lui, au sein des branches professionnelles, avec des minima conventionnels parfois inférieurs au Smic "qu'il faut relever par la négociation", et les négociations annuelles obligatoires dans les entreprises.
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- BFM Business3 nov., 17:45
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