Plus de 100 millions d'euros dérobés: une enquête ouverte après la cyberattaque ayant visé le Crédit Mutuel Arkéa
Mercredi, la banque a confirmé avoir été victime d'une cyberattaque de plus de 100 millions d'euros. Une somme dérobée qui a ensuite été convertis en cryptomonnaies par les hackers.
Une enquête a été ouverte: Crédit Mutuel Arkéa a déclaré avoir été la cible d'une "cyberattaque" d'un montant de l'ordre de 100 millions d'euros, selon une estimation provisoire, que la banque tente de récupérer, a-t-elle indiqué ce mercredi soir dans un communiqué. La section cybercriminalité du parquet de Paris a été "destinataire" mercredi matin "d'une plainte" du groupe Crédit Mutuel Arkéa et "a immédiatement ouvert une enquête", a précisé le ministère public, mercredi soir, sollicité par l'AFP. Les investigations portent sur une "atteinte à un système de traitement automatisé de données en bande organisée" et ont été confiées à l'Office anticybercriminalité (OFAC), précise la même source.
Les hackers "ont utilisé le compte propre de Crédit Mutuel Arkéa pour réaliser des transactions vers d'autres acteurs bancaires" et ont ensuite "converti cet argent en cryptomonnaie via des plateformes spécialisées", selon le communiqué de la banque. Ils ne sont "pas passés par des comptes de clients de ses fédérations ni de ses filiales", et contrairement à ce qui a pu être écrit dans la presse, "aucune 'entrée' ne s'est faite par Fortuneo. Les attaquants sont passés par la plateforme d'un de nos prestataires et ont ainsi atteint le Crédit Mutuel Arkéa directement", insiste la banque.
Une erreur humaine chez Arkéa est également écartée par la banque, qui explique qu'il "s'agit d'une attaque sophistiquée venant de l'extérieur". Arkéa n'a pas confirmé le montant du détournement de 133 millions de dollars (118 millions d'euros) cité par le journal Le Télégramme, mais a validé l'ordre de grandeur. Cependant, "une partie des fonds concernés a pu être bloquée, et d'autres actions sont en cours afin de les recouvrer", expose Crédit Mutuel Arkéa.
Pas de revendication De plus, "les montants impactés par cette attaque, encore en cours d'évaluation, n'étaient (... ) pas de nature à remettre en cause la solidité et la santé financière du groupe". Le groupe bancaire, dont le siège est basé près de Brest, déclare que l'attaque est "maintenant circonscrite".
Dès la détection de cette cyberattaque, les équipes se sont mobilisées et la décision a été prise, "par mesure de précaution", de "suspendre temporairement certaines transactions afin de sécuriser les opérations et de prévenir tout nouveau mouvement frauduleux", détaille encore le groupe dans un communiqué. La quasi-totalité des opérations a pu reprendre son cours dans la matinée, après que le groupe et ses filiales ont procédé à des vérifications et à la mise en place de mesures de sécurisation renforcées. Le Crédit Mutuel Arkéa a tenu "à rassurer l'ensemble de ses clients" : "cet incident n'entraîne aucune conséquence sur leurs avoirs et a seulement entraîné une exécution différée de certaines opérations de virement".
L'attaque n'ayant pas pour l'instant été revendiquée, on ne peut pas dire s'il s'agissait d'un simple vol ou d'une cyberattaque menée par des activistes. Tentatives d'hameçonnage Le groupe a toutefois appelé ses clients à la plus grande vigilance, car à la suite de cette cyberattaque, "des tentatives d'hameçonnage (phishing) sont possibles". Le groupe bancaire n'a pas fait état de vol de données clients, mais ce genre d'événement peut susciter une deuxième vague d'arnaques menée par des cybercriminels opportunistes surfant sur l'inquiétude des clients, qui n'ont pas forcément un lien avec la première cyberattaque.
Pas encore recoupée
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- BFM Business5 nov., 06:25
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