"Nous avons besoin de ces corps d'obus": quatre candidats à la reprise des Forges de Tarbes, placées en redressement judiciaire
La ministre des Armées, Catherine Vautrin, a annoncé ce mardi que les autorités dialoguent avec quatre candidats pour la reprise des Forges de Tarbes qui fabriquent des corps creux d'obus.
Que deviendront les Forges de Tarbes, la seule usine en France à produire des corps creux d'obus? L'entreprise a été placée ce lundi en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Tarbes, ouvrant ainsi la voie à l'arrivée d'un repreneur pour cette entreprise stratégique. Lors d'une audition devant la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées au Sénat le mardi 27 octobre, la ministre des Armées, Catherine Vautrin, a été interrogée sur le sujet.
"Nous dialoguons avec quatre candidats industriels pour reprendre le savoir-faire de l'entreprise", a-t-elle indiqué, reconnaissant "le savoir-faire extrêmement important" du site. "Nous avons besoin d'obus de 155 millimètres, donc nous avons besoin de ces corps d'obus", a soutenu Catherine Vautrin qui a réitéré son "objectif d'assurer la pérennité de l'outil industriel". Des machines "obsolètes" Mi-octobre, la Direction générale pour l'Armement avait annoncé avoir saisi la procureure de la République sur la gestion des Forges de Tarbes par son propriétaire, le fonds Europlasma.
Cela concerne notamment la vente des murs de l'usine "en mars 2026" par Europlasma, une opération annoncée aux salariés "en septembre 2026" d'après Catherine Vautrin. Une affirmation fausse puisque lors d'une audition à l'Assemblée nationale en avril, Jérôme Garnache-Creuillot, PDG d'Europlasma, en parlait déjà publiquement, évoquant une "opération de lease-back". Le groupe Europlasma a racheté le site de Tarbes en 2021.
Malgré une hausse de la production, les objectifs affichés publiquement n'ont jamais été atteints et les machines sont décrites comme "obsolètes" par certains employés. Au point que l'usine a été mise en demeure début octobre par la préfecture qui demande aux Forges de Tarbes de "régulariser leur situation" d'ici la fin de l'année sur leurs "équipements sous pression" sous peine de sanctions. Deux autres sites d'Europlasma sont également en difficulté.
La Fonderie de Bretagne est en liquidation judiciaire alors que le métallurgiste nordiste Valdunes est en quête d'un repreneur.
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- L'Usine Nouvelle28 oct., 06:30
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