INFOGRAPHIES. 446 millions de dollars pour Musk, près de 200 millions pour les paris sportifs… Entre milliardaires, entreprises et petits donateurs, qui finance vraiment la bataille des midterms?
À l’approche des élections de mi-mandat du 3 novembre 2026, les dollars pleuvent sur les campagnes américaines. Entre milliardaires, géants de la tech, "Super PACs" et petits donateurs, plongée dans les coulisses d'un…
Les élections américaines sont souvent une affaire de gros sous. Outre-Atlantique, les sommes colossales engagées dans les campagnes pour la présidence, le Sénat ou la Chambre des représentants feraient pâlir les comptes de campagne de bien des responsables politiques à travers le monde. Aux États-Unis, ces "sommes démesurées" sont un rouage essentiel de la bataille électorale, qu’il s’agisse de financer les campagnes publicitaires, les meetings, les déplacements, les sondages ou encore les équipes de terrain.
L'élection présidentielle de 2024 en a donné une nouvelle illustration. Selon OpenSecrets, organisme de référence dans le suivi du financement politique américain, les dépenses électorales ont atteint un montant record de 15,9 milliards de dollars (environ 14,5 milliards d'euros), en prenant en compte à la fois la course à la Maison-Blanche et les élections législatives. À eux seuls, Donald Trump et Kamala Harris ont consacré près de 2,6 milliards de dollars à la publicité entre mars et novembre 2024 : 1,6 milliard de dollars pour la candidate démocrate et 993 millions de dollars pour son rival républicain.
Les prochaines élections américaines, les élections de mi-mandat, ou "midterms", prévues le 3 novembre 2026, devraient elles aussi mobiliser des sommes considérables. Selon les données publiques de la Commission électorale fédérale (FEC), les 50 principaux donateurs et organisations ont déjà contribué à hauteur de 2,77 milliards de dollars au cycle électoral de 2026. Les contributeurs proches du Parti républicain représentent 1,67 milliard de dollars, soit environ 60% du total, contre 832 millions de dollars (30%) pour ceux proches des Démocrates.
Les 264 millions restants (10%) proviennent de donateurs qui peuvent être classés comme bipartisans ou représentant des intérêts particuliers, notamment dans les secteurs des paris sportifs et des cryptomonnaies. Au total, près de 11,6 milliards de dollars devraient être dépensés d’ici au jour du scrutin. Cette explosion des dépenses s’explique en grande partie par le rôle croissant des "Super PACs" (comités d'action politique indépendants, ndlr), qui permettent aux grandes fortunes et aux entreprises de financer des campagnes électorales sans plafond de dons, à condition de ne pas se coordonner directement avec les candidats.
Les Républicains misent sur leurs méga-donateurs, les Démocrates sur les petits mécènes Selon les données d’OpenSecrets et de Ballotpedia, deux organisations américaines à but non lucratif et non partisanes spécialisées dans le suivi du financement et de l'organisation des élections, le poids de ces structures n'a cessé de progresser. Entre la présidentielle de 2016 et celle de 2024, les sommes collectées par les Super PACs ont ainsi été multipliées par près de trois, dépassant pour la première fois le seuil des 5 milliards de dollars. Longtemps minoritaires dans le financement électoral, ces comités représentent désormais près d'un tiers de l'ensemble des dépenses engagées lors des élections présidentielles et législatives américaines.
Pas encore recoupée
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- BFM Business2 nov., 05:56
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