Jusqu’à 6,50 euros le melon, pourquoi sont-ils si chers en ce début de saison ?
A cause de la canicule, la consommation de melons a explosé, mais les maraîchers ne produisent pas assez pour répondre à la forte demande
Des repas plus légers et plus frais. Avec la canicule, les consommateurs ont changé leurs habitudes et se sont jetés sur les melons. Mais face à cette forte demande, les producteurs n’ont pas réussi à tenir la cadence.
Résultat ? Les prix ont augmenté et sont plus élevés qu’habituellement à la même époque. Une demande trop forte « Pour répondre à la demande, on est juste.
On n’a pas assez de production », confirme un maraîcher du Tarn-et-Garonne interrogé par France 2. Les fortes chaleurs ont avancé le début de la saison de dix jours et les fruits sont plus sucrés qu’à l’accoutumée. Mais le rendement est plus faible.
« Comme tous les fruits et légumes, les prix réagissent à la loi de l’offre et de la demande », a souligné l’Interprofession des fruits et légumes frais (Interfel) contactée par actu. fr. Selon elle, la France ne connaîtra pas pour autant une pénurie.
Thierry Cotillard, président du groupement Les Mousquetaires, a annoncé l’inverse sur BFMTV. Il prédit un manque de stock à partir de mi-juillet. Une hausse des prix D’après les calculs d’actu.
fr, le prix des melons charentais a connu une hausse de 60 % entre le 8 et le 29 juin. Nos confrères ont comparé les données fournies par Foodotrends, qui s’appuie sur les cours du marché de gros de Rungis. Au début du mois dernier, on en trouvait à 1,50 euro/pièce contre 2,50 euros/pièce trois semaines plus tard.
Par rapport à l’an passé à la même date, le fruit est 16 % plus cher. La Dépêche du Midi a voulu vérifier la tendance à Toulouse. Sur les marchés, les prix s’échelonnent entre 0,80 et 5,99 euros la pièce.
Un Lidl de la commune se place comme un sérieux concurrent avec des produits affichés entre 0,99 et 4,99 euros le kilo. Dans les magasins bio, les prix s’envolent jusqu’à 6,50 euros par melon.