Son utilité avait été remise en cause à l'Assemblée nationale: le Cese assume d'être "la chambre du temps long"
Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a pour "objectif" de remettre au successeur d'Emmanuel Macron "l'apport de la société civile organisée sur les grandes thématiques et les grands défis que nous avon

Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) veut combiner avis sur le temps long et sur le temps court dans le programme de travail à mener jusqu'à l'élection présidentielle, qui sera présenté début septembre, a indiqué mercredi sa nouvelle présidente Claire Thoury. "Notre objectif est de remettre au président élu, au gouvernement nommé et au Parlement, entre mai et juin 2027 l'apport de la société civile organisée sur les grandes thématiques et les grands défis que nous avons identifiés", a expliqué à la presse Claire Thoury élue en mai à la tête de cette troisième chambre du Parlement français, au rôle consultatif, représentant la société civile. Le 8 septembre, la "rentrée solennelle du Cese, la première depuis sa création" en 1946, doit permettre "de réaffirmer le caractère institutionnel de cette assemblée et d'annoncer notre programme de travail", a expliqué Claire Thoury, insistant sur son rôle "de conseil au pouvoir public".
"On est la chambre du temps long" La réunion mercredi des responsables d'organisations représentées au Cese (syndicats, organisations d'employeurs, associations ou organismes de protection de l'environnement) a fait émerger, comme "points de convergence", notamment les questions de dignité au travail, de "l'accès aux essentiels", la jeunesse, la confiance démocratique, le logement mais également les finances publiques. "La société civile organisée a beaucoup de choses à dire sur le débat public en ce moment", a insisté la présidente du Cese, dont l'utilité et le coût avaient été remis en cause il y a un an par la commission des Finances de l'Assemblée nationale et la Cour des comptes. "Oui, on est la chambre du temps long, et on va continuer à l'être, car il y a des crises qui s'inscrivent dans le temps long", mais "notre responsabilité est d'être capable de faire les deux: temps long et temps court", a poursuivi la présidente du Cese, qui consacrera son rapport annuel, publié à l'automne, au sujet de la démographie.
D'ici là, le Cese rendra entre le 15 et le 17 juillet son avis sur la proposition de loi "intégrale" contre les violences sexistes et sexuelles, après avoir été saisi, en parallèle du Conseil d'Etat, par la présidente de l'Assemblée nationale. Un avis qui doit permettre d'avoir une position de la société civile "en matière de faisabilité, de mise en oeuvre, de construction de solutions concrètes" de cette loi, a estimé Claire Thoury.