À Marseille, Emmanuel Macron au chevet des commerçants
En déplacement à Marseille après deux samedis marqués par les dégradations, les violences, les pillages en marge des cortèges de manifestants dénonçant « la vie chère », le président de la République est venu écouter…
Devant la Préfecture des Bouches-du-Rhône, où Emmanuel Macron participait à une réunion technique en présence d’acteurs institutionnels (le procureur de Marseille, Nicolas Besson, le maire de Marseille, Benoît Payan, le président de la Région Sud, François de Canson…) et économiques (CCI, UPE13, Les Entrepreneurs, associations de commerçants), l’ambiance était en demi-teinte ce lundi midi. À quelques mètres de là, le 17 octobre, ce sont 500 commerces qui ont été impactés dont 331 sinistrés et 118 totalement pillés. Devant le dispositif de sécurité déployé, les passants se groupent. Certains prêts à invectiver le locataire de l’Élysée. Mais il n’en est rien. C’est à peine s’ils ont pu voir le président quitter les lieux.
« Je sais le traumatisme qu’a été le 17 octobre », a affirmé le Chef de l’État devant les représentants des commerçants présents. Et de promettre « plus jamais » ça. À la sortie de la réunion, l’on oscille entre satisfaction d’avoir été écouté et questionnement sur l’avenir. « Nous nous sommes sentis tellement abandonnés la première nuit qu’on avait besoin de quelqu’un à nos côtés. Nous nous sentons enfin écouté. Nous étions plusieurs commerçants à parler d'une même voix », relate Marie-Pierre Cartier, commerçante du centre-ville marseillais et présidente de l'Association commerces positifs. « Si la venue du président de la République à Marseille est l'occasion que tout le monde prenne conscience du désastre qu'a vécu cette ville, c'est une bonne chose », argue le président de Région Sud, François de Canson, « il est pleinement conscient de ce qui s’y passe aujourd'hui et si nous ne sommes pas capables de déployer les efforts nécessaires, je pense que le centre-ville de Marseille, à terme, est condamné ».
Pas encore recoupée
Seule la rédaction La Tribune rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- La Tribune26 oct., 17:26
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