Autoroute A69 : jusqu’à 20,40 euros l’aller-retour entre Toulouse et Castres, les tarifs des péages font grincer des dents
Le concessionnaire Atosca a dévoilé les prix de la nouvelle autoroute qui ouvre ce vendredi. Des tarifs jugés trop élevés par certains automobilistes et élus locaux, qui réclament une solution pour alléger la facture.
Vingt euros pour gagner une vingtaine de minutes sur la route ? La facture risque d’en dissuader plus d’un. Jeudi 8 octobre, le concessionnaire Atosca a dévoilé les tarifs des péages de la future autoroute A69, qui doit relier Toulouse à Castres à partir de ce vendredi 6 novembre.
Pour effectuer ce trajet, les automobilistes au volant d’un véhicule thermique devront débourser 10,20 euros l’aller simple, soit 20,40 euros l’aller-retour. Dans le détail, le parcours de 53 kilomètres entre Verfeil et Castres coûtera 8,50 euros, auxquels s’ajouteront 1,70 euro pour rejoindre Toulouse par l’A680. Les véhicules à très faibles émissions éligibles bénéficieront d’un tarif réduit sur l’A69.
Cette nouvelle liaison doit permettre de raccourcir d’environ vingt minutes un trajet qui nécessite aujourd’hui près d’une heure et demie. À peine annoncés, ces prix ont fait grincer des dents. «Moi, je ne vois pas l’intérêt de mettre autant d’argent pour gagner si peu de temps.
Ça sera quoi ? Peut-être un quart d’heure, vingt minutes ? », s’insurge Michelle, interrogée par ICI Occitanie sur le parking d’un supermarché.
Même constat pour Martine : «C’est hyper cher. Il faudrait calculer combien ça fait au kilomètre. Qu’est-ce qui justifie ça ?
L’essence a augmenté, la nourriture a augmenté : tout coûte cher. » Une subvention de 41 millions d’euros retoquée Ces tarifs auraient pourtant pu être moins élevés. L’État et plusieurs collectivités locales, dont la région Occitanie, le département du Tarn, l’agglomération Castres-Mazamet et la communauté de communes Sor et Agout, avaient prévu une enveloppe supplémentaire de 41 millions d’euros pour faire baisser les péages.
Mais le Conseil d’État a rendu un avis défavorable à cette modification du contrat de concession, estimant qu’elle s’écartait trop des conditions financières prévues lors de l’appel d’offres initial. Une décision qui suscite l’inquiétude des élus locaux. Olivier Fabre, président de l’agglomération Castres-Mazamet, réclame une réunion d’urgence entre les cofinanceurs et Atosca pour trouver une solution.
«Avec la subvention complémentaire, on pouvait imaginer des tarifs qui faisaient que, globalement, cette autoroute aurait été au kilomètre légèrement plus chère que les autoroutes historiques qu’on connaît dans la région, comme l’A9, l’A61 ou l’A62», explique-t-il. Désormais, selon lui, l’A69 fera partie des autoroutes récentes affichant les prix au kilomètre les plus élevés. L’élu souhaite donc explorer d’autres pistes pour alléger la facture des usagers.
«Est-ce que ça ne va pas être avec une subvention de fonctionnement versée un peu plus tard ? Ou par une aide à l’investissement ? Il y a tout un tas de dispositifs qui peuvent être étudiés», avance-t-il, appelant les différents financeurs à se réunir.
Pas encore recoupée
Seule la rédaction Le Figaro rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- Le Figaro6 nov., 06:55
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