Carburants : «E. Leclerc ne peut pas suivre TotalEnergies» dans la guerre des prix, reconnaît Michel-Édouard Leclerc
«Si E. Leclerc met le gazole à 2,15 euros, je le mettrai à 2,14. Nous serons toujours moins chers», a affirmé lundi le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, alors que la libération de stocks stratégiques de diesel…
«Nous serons toujours moins chers. » Le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné a relancé la guerre des prix des carburants le week-end dernier, profitant de la libération des stocks stratégiques de gazole décidée par le gouvernement. «Si E.
Leclerc met le gazole à 2,15 euros, je le mettrai à 2,14. Nous serons toujours moins chers», a-t-il glissé lundi 2 novembre. Ce mardi, le patron du distributeur, Michel-Édouard Leclerc, a reconnu sur LCI que «Leclerc ne peut pas suivre Total», estimant que son concurrent, qui est aussi son fournisseur, ne lui «vend pas le carburant à un prix qui permet de le concurrencer».
«Tant mieux que les Français aient du carburant moins cher», a concédé, bon joueur, le patron du comité stratégique des centres E. Leclerc. «On a réveillé le grand albatros Total qui était allongé sur le pont, ça fait 40 ans qu’il ne nous faisait plus la course pour le carburant le moins cher», a souri Michel-Édouard Leclerc.
» LIRE AUSSI - Libération des stocks de gazole : y a-t-il déjà un effet sur les prix à la pompe ? TotalEnergies «pourrait descendre beaucoup plus bas» Depuis mars dernier, dans la foulée de l’éclatement du conflit au Moyen-Orient, TotalEnergies plafonne ses prix à la pompe en France. Aujourd’hui, le gazole est ainsi plafonné à 2,25 euros.
Vendredi, le géant pétrolier tricolore a annoncé baisser «le prix du diesel à 2,15 euros le litre, dès ce samedi 31 octobre, dans les 705 stations Access de son réseau qui représentent 60% des ventes de carburants de TotalEnergies». Michel-Édouard Leclerc estime toutefois que le groupe français «pourrait descendre beaucoup plus bas que Leclerc ou Carrefour car il a des raffineries» et est donc maître de sa marge de raffineur sur le produit fini. Alors que le gouvernement table sur une baisse de 12 à 18 centimes d’euro sur le prix au litre du gazole grâce au déstockage de barils issus des stocks stratégiques français, 80% des stations-service E.
Leclerc ont baissé leurs prix de 21 centimes, a affirmé Michel-Édouard Leclerc. «15 centimes de moins par litre de gazole en 48 heures. Près de 30% des stations ont même baissé leurs prix d’au moins 20 centimes», s’était quant à lui félicité le premier ministre Sébastien Lecornu sur X lundi soir.
Pas encore recoupée
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- Le Figaro3 nov., 11:43
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