Déjà à un niveau record, les faillites devraient repartir à la hausse
Fragilisées par la crise de l’énergie et la hausse des taux d’intérêt, près de 19.000 entreprises pourraient tomber au quatrième trimestre 2026, selon le cabinet d’études Altarès.
Le BHV devra laisser passer la Toussaint pour être fixé sur son sort. Le tribunal des activités économiques de Paris examinait ce vendredi la situation financière de l’emblématique Bazar de l’Hôtel de Ville, trois jours après son dépôt de bilan. Après deux heures d’audience, les juges ont décidé de reporter à lundi leur décision d’ouvrir ou non une procédure de redressement judiciaire.
L’enjeu : tenter de préserver les 700 emplois de l’enseigne, qui a vu son chiffre d’affaires dégringoler après de longs mois de crises et de conflits avec ses fournisseurs et les propriétaires de l’immeuble. Sur douze mois glissants, 72 000 entreprises ont mis la clé sous la porte, redressements judiciaires, procédures de sauvegarde et liquidations compris, selon le cabinet Altarès. Un niveau historiquement élevé, encore supérieur à celui atteint lors de la récession suivant la crise des subprimes, en 2008.
« On a enchaîné des records terribles. Entre la guerre en Ukraine puis au Moyen-Orient, les entreprises ont dû résister à des crises incessantes », reconnaît Thierry Millon, directeur des études d’Altarès. » LIRE AUSSI - Faillite du BHV : de l’échec du virage vers le luxe au scandale de l’accord avec Shein, la longue descente aux enfers de l’ex-Bazar de l’Hôtel de Ville La Banque de France, qui publiait début octobre ses chiffres sur les faillites, fait le même constat : « Le niveau des défaillances, toujours élevé, s’explique notamment par la conjoncture dégradée, ainsi que par les chocs successifs et incertitudes qui ont fragilisé la situation financière de certaines entreprises.
» L’institution a cessé d’évoquer l’hypothèse d’un « rattrapage » post-Covid-19, pour expliquer la progression du nombre de défaillances après une période où les entreprises avaient été maintenues artificiellement à flot par les aides du gouvernement et les prêts garantis par l’État. Risque de flambée des taux Si l’été a été marqué par une légère accalmie – le nombre de défaillances est resté quasiment stable, en hausse de 0,5 % –, le répit risque de n’être que de courte durée. « Ce n’est pas une garantie que nous allons inverser la tendance, prévient Thierry Millon.
Le nombre de défaillances peut continuer d’augmenter car la situation économique n’est pas bonne. » Plus pessimiste, José Bardaji, directeur études et prospective du groupe BPCE, s’attend même « à une accélération des défaillances à court terme, sur les mois à venir ». Pour autant, toutes ne devraient pas inquiéter, à en croire l’économiste.
« On observe une croissance à deux chiffres des créations d’entreprises. Naturellement, toutes ne tiennent pas le coup. Il est donc normal d’assister à une hausse des défaillances parallèlement à la hausse des créations d’entreprises », nuance-t-il.
Pas encore recoupée
Seule la rédaction Le Figaro rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- Le Figaro30 oct., 21:32
| Éditeur Le Figaro (niveau établi) | +76 |
| Résumé détaillé | +2 |
| Total | 78 |
Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
