« Des contraintes disproportionnées » : Netflix, Disney+ et Amazon refusent de financer davantage l’animation française
DÉCRYPTAGE - Les plateformes américaines ont déposé chacune un recours auprès du Conseil d’État, alors que la loi leur impose de flécher 20 % de leurs investissements vers le dessin animé, le documentaire et le spectacle

C’est une décision de l’ex-ministre de la Culture Rachida Dati qui fait aujourd’hui voir rouge les géants américains du streaming vidéo. Netflix, Disney et Amazon Prime Video ont chacun déposé fin juin un recours auprès du Conseil d’État pour s’opposer à leurs nouvelles obligations de financement de la création française, comme l’a révélé Satellifacts. Selon le décret dit services de médias audiovisuels à la demande (Smad), ces services doivent, depuis 2021, consacrer de 20 % à 25 % de leur chiffre d’affaires net réalisé en France au financement d’œuvres françaises, dans le cinéma et l’audiovisuel.
Mais une modification du décret, publiée au Journal officiel le 31 décembre 2025, est venue préciser le fléchage de cette enveloppe alors que la majeure partie des sommes allait vers la production de séries.