Retraite : 70.000 départs supplémentaires en 2026 après la suspension de la réforme Borne de 2023
De nombreux salariés profitent du report à janvier 2028 du recul de l’âge légal de départ à 64 ans pour partir à la retraite cette année. L’Assurance retraite estime qu’elle aura traité 905.000 dossiers de départ fin…
Les Français ont profité de la suspension de la réforme des retraites : l'Assurance retraite estime qu'elle aura traité 905. 000 dossiers de départ fin 2026, soit 70. 000 de plus qu'en 2025, indique son directeur général dans un entretien aux Échos publié mercredi.
Votée l'année dernière dans le budget de la Sécurité sociale, l'emblématique «suspension» de la réforme Borne de 2023 se traduit par un décalage dans le temps de sa mise en application : elle suspend jusqu'en janvier 2028 la marche en avant vers un âge légal de départ à 64 ans, comme le relèvement du nombre de trimestres à cotiser pour partir à taux plein. Ainsi, la génération née en 1964 a pu partir à 62 ans et 9 mois (comme la précédente) au lieu des 63 ans prévus par la réforme, soit à partir d'octobre 2026 au lieu de début 2027. Cinq générations de travailleurs gagnent ainsi quelques mois.
«Succès extrêmement fort» de la retraite progressive Ce changement a produit ses effets : la Caisse nationale d'Assurance vieillesse (Cnav, régime de base des salariés du privé et indépendants) a vu - comme anticipé - le nombre de demandes de départ augmenter de manière «très forte» cette année, a observé le nouveau directeur Paul Bazin. Les services s'attendaient moins au «succès extrêmement fort» de la retraite progressive : l'Assurance retraite a enregistré 46. 000 attributions de janvier à septembre contre 22.
000 l'an dernier à la même période, a-t-il précisé. La retraite progressive permet, à partir de 60 ans et 150 trimestres cotisés, de travailler à temps partiel, tout en bénéficiant d'une partie de sa pension de retraite, au prorata du temps non travaillé. Longtemps resté marginal, le dispositif a été musclé par la réforme Borne de 2023, qui l'a notamment rendu contraignant pour l'employeur : celui-ci ne peut plus s'opposer à une demande de retraite progressive du salarié, sauf motif légitime.
Malgré ce grand nombre de dossiers, le délai de traitement «ne s'est pas dégradé» et «plus de 95% des assurés» se voient verser leur pension dans les temps, a précisé Paul Bazin.
Pas encore recoupée
Seule la rédaction Le Figaro rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- Le Figaro28 oct., 17:01
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