Barre des 1 500 euros, 10% d'augmentation, 100 euros en plus… Quelles sont les propositions du gouvernement et des syndicats sur le smic ?
Le salaire minium mensuel est actuellement fixé à 1 477,93 euros et sera mécaniquement revalorisé au 1er janvier 2027. Mais les syndicats réclament un "coup de pouce" notable après la mobilisation contre la vie chère.
Bientôt un "coup de pouce" sur les fiches de paie ? L'intersyndicale à l'origine de la journée de manifestations du jeudi 5 novembre va demander une hausse du smic lors de la conférence sociale organisée lundi 9 novembre par le Premier ministre à Matignon. Mais entre syndicats, patronat et gouvernement, les revendications et les concessions sur le sujet diffèrent.
Le smic, qui correspond au salaire horaire minimum légal en dessous duquel le salarié ne peut pas être rémunéré, est actuellement fixé à 12,31 euros brut de l'heure (9,74 euros net), soit 1 867,02 euros brut par mois pour un salarié travaillant 35 heures par semaine (1 477,93 euros net). Chaque 1er janvier, il est revalorisé automatiquement en fonction, notamment, de l'inflation hors tabac constatée pour les 20% de ménages les plus pauvres. Sur cette base, il a été augmenté de 1,18% à partir du 1er janvier 2026.
Des grilles de salaires décriéesUne hausse automatique s'applique également en cours d'année si l'inflation dépasse 2%. Tel a été le cas au 1er juin (+2,41%), du fait notamment de la forte hausse des prix de l’énergie. Au-delà des augmentations mécaniques, le gouvernement peut donc donner "un coup de pouce" au smic, ce qui n'a pas été le cas depuis juillet 2012, après l'arrivée de François Hollande à l'Elysée, à hauteur de 0,6%.
Les principaux syndicats veulent une augmentation supérieure à la revalorisation automatique. La CFDT demande une hausse de 100 euros net par mois, tandis que la CGT réclame 10% en plus, soit environ 150 euros net. Chez Force ouvrière, "nous demandons un smic à 80% hauteur du salaire médian, soit 2 000 euros", a affirmé leur secrétaire général, Frédéric Souillot, sur le site de l'organisation.
Enfin, la CFTC attend également "une augmentation du smic de façon anticipée et au-delà de l'inflation", a expliqué son président, Cyril Chabanier, invité sur franceinfo jeudi. Les syndicats demandent également que les grilles de salaires des branches professionnelles ne comportent plus aucun niveau sous le smic, et que les entreprises où cette situation est observée soient sanctionnées financièrement. Si les travailleurs concernés perçoivent dans tous les cas le salaire minimum, ces grilles provoquent un tassement des rémunérations, les employés pouvant progresser dans l'échelle des salaires tout en restant "collés" au salaire minimum pendant de longues années.
Le patronat réclame l'allègement des cotisationsDu côté du gouvernement, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a jugé "important", vendredi sur TF1, d'essayer de "franchir la barre" des 1 500 euros net pour le smic mensuel. Cela correspond à une hausse d'environ 1,5% (22,07 euros net par mois), bien en deçà des demandes des syndicats. Les organisations patronales, elles, réclament un allègement des cotisations patronales pour pouvoir faire face à une potentielle hausse du smic.
Pas encore recoupée
Seule la rédaction Franceinfo rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- Franceinfo6 nov., 17:31Barre des 1 500 euros, 10% d'augmentation, 100 euros en plus… Quelles sont les propositions du gouvernement et des syndicats sur le smic ? ↗Chiffres : 1 500 euros · 100 euros · 1 477,93 euros
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